Plumassière, Françoise Robinot épouse Le Maguet

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À partir de la tenue et de la coiffure, cette photographie peut être datée de la fin des années 1920 ou du tout début des années 1930 (environ 1928–1933).


💼Les indices

La coupe courte et frisée (style coupe à la garçonne ou cheveux crantés/ondulés) est emblématique de la mode de la fin des années 1920 et du début des années 1930.

La silhouette et la robe : la robe ou l’ensemble sombre descend sous le genou, jusqu’à mi-mollet. Cette longueur marque précisément la transition entre les robes très courtes des années 1920 (les « années folles ») et le rallongement des jupes qui s’opère au début des années 1930. Le haut avec un effet de petite cape ou de col lourd est également très typique de cette époque.

Les chaussures : bien qu’on ne les distingue que partiellement, les chaussures semblent être des escarpins à brides (style salomés ou Mary Jane), très populaires à cette période.

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🪡🪶Son métier : plumassière

Plumassier : personne qui prépare et vend des plumes d’oiseaux d’élevage en vue de leur emploi dans la mode ou la décoration. La plumassière prépare, traite et assemble les plumes d’oiseaux (autruche, coq, faisan, paon, oie, et parfois encore des oiseaux exotiques au début de la période) pour créer des ornements.

Le travail comporte plusieurs étapes techniques très minutieuses :

  • Le tri et le nettoyage : laver, dégraisser à l’eau savonneuse, puis blanchir ou teindre les plumes selon les tendances de la saison.
  • Le frisage et le « vantage » : redonner du volume à la plume en la passant au-dessus de la vapeur d’eau, ou utiliser un couteau émoussé pour friser les barbes (les filaments de la plume), notamment pour les plumes d’autruche.
  • Le montage et le collage : assembler les plumes sur des fils de fer, des tiges, ou les coller sur des supports pour fabriquer des panaches, des boas, des aigrettes, des franges ou des motifs floraux.

Ces créations étaient principalement destinées aux modistes (pour garnir les chapeaux), aux couturiers (pour les robes du soir), ou au monde du spectacle (cabarets, revues de music-hall comme le Moulin Rouge ou les Folies Bergère, opéras).


🪶 🏠Le travail à domicile au cœur du 13e

L’impasse Prévost abritait de petites habitations et des logements d’ouvriers. Il est extrêmement probable qu’elle ait exercé son métier de plumassière directement chez elle (à domicile) au numéro 6. Les façonnières à domicile recevaient les plumes brutes ou teintes des grands façonniers du centre de Paris, effectuaient le frisage ou le montage minutieux sur leur table de travail, puis restituaient les pièces finies.


🪶✨Le lien avec les blanchisseries et teintureries de la Bièvre

Le quartier de la Glacière et les rives de la Bièvre (toutes proches) étaient historiquement le cœur de l’industrie de la peau, du cuir, et de la teinturerie et du blanchiment. Comme la préparation des plumes exigeait de grands nettoyages au savon et des bains de teinture complexes, la proximité géographique avec ces artisans du 13ᵉ était un atout majeur.

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C’est un métier de main-d’œuvre hautement qualifiée, typique de l’artisanat de luxe parisien, mais qui s’exerce souvent dans des conditions d’usine ou d’atelier de confection (la « chemiserie lingerie » et la « mode »).

🪙Le salaire et les conditions de vie

À cette époque, les ouvrières de la mode et du textile à Paris font partie des « midinettes » ou des ouvrières à domicile. Leurs salaires sont notoirement bas et très dépendants de la saisonnalité.

Ordre de grandeur des salaires (1920-1930) :

  • Vers 1920-1925 : une ouvrière qualifiée de la couture ou de la mode gagne en moyenne de 10 à 15 francs par jour. À titre de comparaison, en 1920, un kilo de pain coûte un peu plus de 1 franc.
  • • Vers 1930 : le salaire journalier d’une ouvrière de l’industrie privée se situe autour de 20 à 25 francs par jour (les hommes gagnant fréquemment le double, autour de 40-50 francs pour un ouvrier qualifié). Le coût de la vie ayant augmenté, le kilo de pain vaut alors environ 2,15 francs.

Le métier souffre de la « saison morte ». Pendant l’été ou entre deux collections, les plumassières ne travaillent pas (et ne sont pas payées), ce qui rend leur situation financière extrêmement instable, à moins d’être une « première d’atelier » (contremaîtresse) dans une très grande maison.

En 1931, ils n’habitent pas au 7 impasse prevost. Les recherches doivent se poursuivre.

🌳 Généalogie (aide de IA)

Archives départementales du Morbihan- Etat civil

Archives de Paris

💡

Conseil généalogique

Ne jamais oublier WIKIPEDIA pour trouver des informations. Plumasserie

Famille bretonne

Famille Le Maguet

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