Les recherches en Suisse sont complexes. En effet, ce pays comporte quatre régions culturelles et linguistiques et possède donc quatre langues nationales : l’allemand, le français, l’italien et le romanche. Deux religions y sont prépondérantes pour les registres paroissiaux. De plus, une vague d’émigration au XIXè siècle, assez importante, a envoyé les femmes dans les villes, devenues souvent des femmes de ménage.
Acte de naissance de Bendicht DGrossaffolten
Un guide disponible sur internet permet de trouver le lieu de la bourgeoisie de sa famille. Pour notre famille, le nom est très commun. Heureusement, nous savions d’où elle était originaire.
Acte de naissance d’Elisabeth Leiser
De plus, les données sont sous protection : pour les mariages, impossible d’y avoir accès après 1930 et pour les décès, après 1960.
L’ascendance de la famille
À chaque famille, son blason !
Trop nombreux les Dick à Grosseffolten pour que j’arrive à reconnaître les miens ! 🙂
Famille Dick
De nombreux pasteurs appartenaient à la famille au cours des siècles passés. Dans quelle mesure les armoiries, qui correspondent aux anciennes armoiries de la Hongrie, font référence aux liens connus entre le lycée de Berne et l’Église réformée de Transdanubie n’est pas claire. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la République de Berne a accordé des bourses à quatre étudiants en théologie trans-danubien (hongrois occidental) du lycée.Bibliothèque de la bourgeoisie
Seulement, la famille est originaire de Grossaffolten. Trop nombreux les Dick à Grosseffolten pour que j’arrive à reconnaître les miens !
Étymologie
Dick : Nom assez courant en Alsace-Lorraine. Dans la plupart des cas, il s’agit d’un sobriquet appliqué à une personne volumineuse (allemand dick = épais, gros). Parfois, cependant, on peut avoir affaire à un toponyme désignant un lieu où la végétation est épaisse, un fourré (Bahlow, Deutsches Namenlexikon). À envisager aussi une forme courte de Dietrich.
Pour être complet, il reste à préciser que Elisbeth Dick, mère de Frieda, était fille unique.
Pour le grand-père de Frieda, Bendict, il appartenait à une fratrie de 9 (avec 4 filles dont certaines se sont mariées. Par contre, un seul de ses frères semble s’être marié).
Du côté de la grand-mère de Frieda, Elisabeth Leiser, 2 sœurs et 4 frères, avec trois des enfants décédés jeunes. Elisabeth était la benjamine.
Cette chronique doit beaucoup aux travaux de Savoie Actes Généalogie. Remerciements sincères à Blandine Coutaz-Repland pour son travail de recherche au sein de l’Office de l’état civil du Seeland à Berne. C’est à partir de la consultation des registres d’état civil et des registres des familles de Grossalffoltern que les transcriptions ont été possibles, car les photos sont interdites.
Autant dire que cette partie de la vie de Frieda était parfaitement inconnue de ses descendants. Car, elle n’a jamais parlé de ce temps où elle vivait en Suisse. Jamais on ne l’a entendue regretter ses montagnes, son village ou même le chocolat. Je ne sais même plus si elle aimait le fromage !
Frieda conservait une façon particulière de parler mais sans que cela choque vraiment. On imaginait un patois ou un accent un peu « rural », mais pas l’accent traînant suisse. En fait, elle était de cette partie du Jura très proche de la France.
D’ailleurs, elle parlait rarement du passé. Les rares fois où elle s’est laissé aller à des confidences, elle le faisait de cette voix sans émotion. Pas de pleurs, elles étaient sèches depuis trop longtemps. Pas de compassion, personne n’avait dû en avoir au moment où elle en avait eu le plus besoin. Et surtout pas question de baisser les bras ! Ça c’est sûr. Si elle se l’était autorisée, elle n’aurait pas fait le chemin qu’elle a parcouru.
Alors revenons à ce petit village de Boécourt
Comme le dit Wikipédia, à Boécourt (ancien nom allemand : Bietsingen), on parle Français mais aussi allemand. La famille de Frieda n’est pas du tout originaire de ce petit village qui comptait en 1920, 640 habitants. (Chroniques jurassiennes). Originaire de Grossaffolten, ce petit bourg est surnommé le village aux cigognes où le plus ancien producteur suisse de produits agricoles s’est converti vers 1929 en une usine de fertilisants prospère. Situé à plus de 70 km de Boécourt, le bourg de Grossaffolten compte à peu près 3000 habitants à 15 km de la capitale du canton Berne.
Chercher du travail
Sa mère, Elisabeth, est née à Gossalffolten le 21 décembre 1879*. Son père, Bendicht, est ouvrier agricole. Il s’est marié le 30 août 1873 à La Neueville (CH- Be) avec une fille du pays, Elisabeth Leiser, originaire du même village.
Les vieilles forges Bassecourt
Le 10 juillet 1903, Elisabeth, la mère de Frieda, décide d’offrir ses services à Boécourt, beaucoup plus petit que son bourg natal. Ici tout le monde se connaît et la venue d’une « étrangère » est rare depuis la fermeture du site minier et sidérurgique au 19è siècle. La balade de Seprais, véritable musée d’art contemporain en plein air, n’est pas encore installée (1993).
Puits de mine à Boécourt (Combe rière Savre)
Par contre, comme le village est l’une des plus anciennes paroisses du Jura, les quatre entrées de Boécourt possèdent une croix du Jura pour accueillir les promeneurs.
Une des croix du Jura à l’entrée de Boécourt
Peu de temps avant son arrivée de violents orages avaient éclaté dans la région (3 juillet 1903), mais maintenant le soleil est là et une nouvelle vie commence pour Elisabeth. Elle a 23 ans et son avenir semble s’ouvrir devant elle.
Lorsqu’Elisabeth est repartie de Boécourt, le 11 mars 1906, pour se réinstaller à Gossaffolten, elle n’était pas seule. Un bébé l’accompagnait. Frieda avait un peu moins de six mois. Dans quel état était-elle, obligée de revenir chez ses parents, avec en plus ce petit être qui portait l’infamie d’une naissance sans père ?
Cimetière de Boécourt
À 23 ans, même en 1903, on sait qu’il faut faire attention ! Elisabeth a dû croire aux paroles et aux câlineries du père de Frieda. Et, puis la réalité l’a rattrapée. En tout cas, moins de 3 ans plus tard, elle rentre chez son père et sa mère, accompagnée !
Encore Boécourt
Étang du lavoir – Séprais
Cinq plus tard, Elisabeth revient à Boécourt. Quand, précisément ? On ne le sait pas ! En tout cas, une seconde fille naît le 6 avril 1910*. Elle se prénomme Marthe. Frieda n’a pas encore cinq ans. Ont-elles le même père ou un père différent ? Impossible de le savoir, à moins d’avoir recueilli les confidences d’Elisabeth.
À Boécourt, Marthe se marie le 31 janvier 1936* à 26 ans avec Paul Jule Montavon, originaire du lieu du même nom, proche de quelques kilomètres de Boécourt. Elle aura 8 enfants (3 filles et 4 garçons), 10 petits-enfants et de nombreux arrière-petits-enfants. Elle décède à Délemont, à quelques kilomètres de Boécourt, le 16 mars 1997, quelques années plus tard que Frieda
Montavon est une petite et charmante localité, qui appartenait en propre au Prince-Evêque et qui fut rattachée après la Révolution à la commune de Boécourt.
La vie continue …
Bern Kantonales Frauenspital
Elisabeth, la grand-mère de Frieda, décède le 13 avril 1917*. Cela ne s’est pas passé à Gossalffolten. Était-elle décédée à Boécourt. Peut-être ? Peut-être pas ? Car sa fille, la mère de Frieda, accouche quelques jours plus tard d’un petit garçon, Ernst, le 4 mai 1917* à Berne au Frauenspital (Hôpital des femmes, Centre obstétrique).
Certainement, une période difficile pour la mère de Frieda avec la joie et la tristesse à la fois. Seulement, ce fils n’a toujours pas de père déclaré. Est-ce le même que pour les filles ? Est-il différent ? Évidemment, impossible de le savoir ! Frieda a alors 12 ans et est certainement en capacité de soulager sa mère. Est-ce que le père d’Elisabeth vit avec elle ? Ou est-il resté à Grossaffolten ? On n’en sait rien.
Un autre garçon, Christian, naît le 4 novembre 1919* toujours à Berne au Frauenspital (Hôpital des femmes, Centre obstétrique). Sûre, Elisabeth vit à côté. A la naissance de son second frère, Frieda a 14 ans et devient jeune fille.
Deux ans plus tard, Bendict, le père d’Elisabeth, le grand père de Friedac, décède le 10 novembre 1921* à Grossaffolten.
La « maternité et hôpital des femmes » cantonal ont été ouverts en 1876 et étaient à l’origine principalement destinés aux femmes pauvres. Rattachée à la clinique se trouvait l’école des sages-femmes, qui existait depuis 1781, et un institut de formation pour les « accoucheuses ». En 1892, l’institution a été rebaptisée Frauenspital. Puisqu’au tournant du siècle prévalait l’idée que l’accouchement à l’hôpital réduisait le risque pour la mère et l’enfant, des extensions importantes sont devenues nécessaires dans le premier quart du XXe siècle. Burgerbibliothek Bern
Cette chronique doit beaucoup aux travaux de Savoie Actes Généalogie. Remerciements sincères à Blandine Coutaz-Repland pour son travail de recherche au sein de l’Office de l’état civil du Seeland à Berne. C’est à partir de la consultation des registres d’état civil et des registres des familles de Grossalffoltern que les transcriptions ont été possibles, car les photos sont interdites.
On ne répétera jamais assez que la généalogie c’est aussi de l’entraide. À la fois pour les différentes indexations selon des projets précis que des bénévoles font en France et dans le monde mais aussi à partir des recherches personnelles partagées sur nos sites pour permettre à chacun d’avance plus rapidement. Je remercie beaucoup Johnny de Géanet. Il se reconnaîtra !
Honoré François Martin Gauchet est né le 10 novembre 1891*. Ses parents, Aubert et Victoire, sont cultivateurs domestiques au village des Parchet, rattaché à la commune de Servon dans la Manche.
Cadastre napoléonien
C’est à deux pas du Mont-Saint-Michel et actuellement, il n’y a plus que 208 habitants, comptés en 2020 ! Lorsqu’Honoré est né, ils étaient beaucoup plus nombreux : 508 :).
L’église fut donnée à l’abbaye du Mont-Saint-Michel, en 1239. Mais, sur la carte postale, le Grand manoir est mis en avant ! Depuis peu aux monuments historiques, cette maison accueillait les prêtres réfractaires et même les nobles après la Révolution.
Sa fratrie
Pour en revenir à la famille d’Honoré, il avait deux sœurs:
Marie Victoire Pauline, née un an plus tard, soit le 8 décembre 1892* toujours à Servon. Elle est décédée à l’âge de 79 ans, pas trop loin, à Avranches, le 9 février 1972*. Elle se serait mariée deux fois, sans que je n’aie retrouvé encore les actes officiels.
Victorine Agathe Honorine Eugénie, née le 5 février 1895*, toujours à Servon. Elle est décédée au Kremlin Bicêtre dans le Val de Marne le 17 octobre 1978*. Elle s’est mariée avec François Rimbert. Pour l’instant, aucun acte officiel retrouvé. Victorine était témoin au mariage d’Honoré et de Frieda en 1933.
François Engène Auguste Rimbert est né à Lotif dans la Manche le 8 novembre 1896. Il fut fait Officier de la Légion d’Honneur. Il décéda au Kremlin Bicêtre le 10 novembre 1975. Au moment de sa mort, il habitait à Bourg- La-Reine au 46 avenue Hoffmann. Il était receveur buraliste à Almenèches (Orne). Après ses blessures de guerre (plusieurs trépanations), il est irritable et excentrique. (Dossier Légion d’honneur)
Le père d’Honoré, Aubert Honoré, est né à Macey dans la Manche. Il est baptisé le 20 mai 1864. Il se marie avec Victoire Lesenechal le 20 octobre 1890 à Servon. Il est déclaré cultivateur domestique à Céaux à 5 km de Servon. A noter que sur l’acte de baptême, c’est bien Aubert Honoré qui est noté et non Honoré Aubert !
Je n’ai pas encore retrouvé l’acte de décès du père d’Honoré. Sa mère est décédée à Céaux, le 2 décembre 1930.
Est-ce que Frida l’a connue ou était-elle déjà morte lorsqu’elle a rencontré Honoré ? Si on laissait aller l’imagination, on pourrait penser qu’en fréquentant, un même lieu qu’Honoré, est-ce l’église ou est-ce ailleurs, Frida aurait compris la tristesse d’Honoré et l’aurait consolé. Mais, ce n’est que de la fiction !
En tout cas, un article du journal d’Avrancche du 24 septembre 1910 m’a alertée:
En sachant qu’Honoré fut incorporé comme jeune soldat au 1er régiment d’Infanterie coloniale à compter du 9 octobre 1913, on peut imaginer qu’un événement l’a incité à louer la ferme familiale.
Est-ce le décès de son père ?
Insigne du Régiment Infanterie Coloniale
Carrière militaire
Pourquoi Honoré s’est retrouvé dans La Coloniale ? La volonté de faire carrière, peut-être, et/ou celle de changer de conditions, de voir du pays…difficile de le savoir précisément.
Mais, l’ancien nom de ce régiment était le régiment de la Manche basé dès 1900 à Cherbourg. (Wikimanche) . Cela explique le choix de son arme.
Uniforme du Régiment d’Infanterie Coloniale
Fringuant, Honoré devait l’être. Lui qui quelques années plus tard, sera bedonnant mais posant son bras replié à l’arrière avec son pantalon clair, ses bretelles et chemise blanche, droit, derrière « ses » femmes, sur une plage alors qu’elles, sa femme et sa fille, sont en maillots de bain !
Il a 37 ans, a vécu une vie de caserne et de guerre sans femme et enfants déclarés. Il a connu les atrocités de la guerre de 14, les missions de police au Liban, l’étouffement de la rébellion marocaine dans la guerre du RIF. Il a voyagé à travers le monde et s’est fait des amitiés indéfectibles. Comment envisage-t-il son retour à la vie civile. Certes, il doit aussi être fatigué de vivre une vie de troupe mais, il n’a connu que ça. Pris en charge du matin au soir, est-il capable de revenir à une vie de rituel, de respect des convenances bourgeoises, de rentrer dans le rang de ne plus ressentir l’adrénaline de la peur et devenir un mari et un père attentionné, sans problème !
En juillet 1929, Honoré obtient sa pension.
De retour à la vie civile, Honoré trouve l’emploi d’aide comptable aux usines Renault de Billancourt. Il sera fier d’obtenir la médaille d’honneur du travail en argent pour trente années d’emploi.
En tout cas, Honoré est un homme aimant l’ordre, respectant les règles avec une autorité qui, au fil des années, est devenue naturelle. Habitué à commander et à faire appliquer les ordres des autres, il sait se faire respecter. De plus, toute la famille reconnaît sa gentillesse.
Direction Paris
Mais, Honoré avait du charme. Imaginons-le dans son costume sombre avec toutes ses médailles, lorsqu’il s’apprêtait à partir pour une commémoration, un dîner d’anciens, etc…Quelle allure !
Mais n’oublions pas qu’il avait roulé sa bosse ! Il avait dû en rencontrer des femmes qui s’étaient épanchées sur son épaule, qui avaient tenté de l’accrocher. Il avait dû en fréquenter, de celles qui ne font pas de manière. Mais, il était soucieux de respectabilité. Pas question de se laisser alpaguer par la première venue. Mais, c’est Frieda qui y est arrivée.
Celui que Suzanne considérait comme son père décède !
Ce 11 juillet 1960*, les températures sur Paris étaient assez fraîches pour la saison. De plus, un vent fort sévissait sur la France. Mais, dans la famille, on ne s’en souvient plus ! Car, à 5 heures, Honoré est décédé dans son appartement au 55 rue Claude Terrasse. C’est Claude Chichou, 39 ans, employé, qui vient faire la déclaration le lendemain. À noter, que sur l’acte de décès, Dik s’écrit encore en supprimant le « c » !
Honoré est enterré au cimetière intercommunal de Pantin le 13 juillet.
Cette chronique reprend les feuillets trouvés dans les affaires de famille, rendant compte des états de service d’Honoré qu’il avait constitué pour faire valoir ses droits de pension.
Daniel Elysée naît le 16 janvier 1884*, au même endroit que ses autres sœurs, c’est-à-dire à Désaignes. Il est le 3ème de la famille formée par Frédérick Juston, âgé de 26 ans, cultivateur, aux Guyons dans la commune de Désaignes et de Mariette Eulalie dite aussi Lalie Desjammes, âgée de 23 ans, ménagère. Il y aura 6 enfants dans la famille dont ma grand-mère, Eulalie Elisa.
Daniel Elysée
Son second prénom est Élisée qui lui vient de son oncle, employé de banque, qui sera témoin à son mariage. Et, il donnera son prénom à mon père. Ainsi va la filiation chez les J !
Le régiment Royal devient le 23e régiment d’infanterie de ligne ci-devant Royal.
Son service militaire se déroule en seconde classe du 14 novembre 1895 au 17 septembre 1898 au 23ème régiment d’Infanterie basé à Privas. Par contre, pendant la première guerre mondiale, il est considéré « comme appelé sous les drapeaux mais maintenu dans son emploi du temps de paix au titre des sections de chemin de fer de campagne du 2 août 1914 au 5 février 1919 ».
Il se mariera avec Clémentine Pons à Lamastre le 9 mars 1900* au Fiol. Une petite fille naîtra un an plus tard : Magdeleine Adilie le 12 novembre1901 à Valence.
Car, Daniel Elysée est employé de La Compagnie des chemins de fer Paris Lyon Méditerranée-PLM. Sa fiche aux Archives nationales du Monde du Travail (ANMT) renseigne sur ses différentes affectations.
Sa carrière de cheminot
Au départ, Daniel Elysée est connu comme cultivateur chez ses parents à Lamastre. Le développement industriel transforme les emplois. Il rentre dans l’entreprise des Chemins de fer le 1er avril 1901 comme journalier à 3,30 par jour. Au 1er juin 1903, il devient Poseur à 90 francs par mois. Son salaire, dont on suit la progression, augmente jusqu’au 1er janvier 1928 et atteint 475 F. /Mois augmenté d’un complément pour pose qui atteint 427, 50. Car, depuis 1919, Daniel Elysée est chef cantonnier.
Au 1er février 1929, il est mis à sa retraite à sa demande. Sa pension est de 5617 F. Qui se décomposent ainsi :
Pension 4680 F.
Bonification de 937 F.
Une feuille latérale détaille les punitions et gratifications attribuées au cours de sa carrière.
Cet homme était consciencieux et impliqué dans son travail. Ses états de service démontrent qu’il était un professionnel responsable !
Clémentine est garde-barrière
Garde-barrière est devenu une profession à part entière après la loi du 15 juillet 1845 instituant la nécessité de sécurité au croisement du rail et des routes. Mais l’amplitude horaire du travail, les conditions d’habitat plus que précaires, aucune vacance, en faisaient un emploi réservé aux femmes lorsqu’il était rémunéré ! En 1996, la loi imposera un personnel permanent dans une baraque attenante pour l’entretien aussi.
« A partir de 1910, et après un mouvement de grève conséquent, les gardes-barrières sont gratifiées d’une indemnité mensuelle de 10 à 75 francs, selon leur classe, selon si elles sont mariées, veuves, divorcées ou célibataires avec ou non des enfants à charge. » Le travail des femmes autrefois Roger Colombier
Clémentine est entrée au 1er janvier 1905 dans l’entreprise. Sa fiche de travail témoigne de son parcours sur la ligne Paris -Antibes. En 1925, elle est mise en disponibilité en raison de la mutation de son mari. Sa mise à la retraite est effective en 1929.
Ses domiciles
En 1902*, au moment de la naissance de leur fille Magdeleine Adilie, ils habitent à Valence, précisément à la Maison Roux, 67 rue de l’Ecole normale.
En 1911*, on retrouve le couple et leur fille à Saint-Rambert-d’Albon dans la Drome.
A la retraite, en 1936*, ils sont avenue de la République à Granges-les-Valence au numéro 44 sur la rive droite de Valence.
Vers 1953, Daniel décède à Guilherand-Granges en Ardèche.
A ce jour, je n’ai pas encore trouvé la date et le lieu de décès de Clémentine.
Comme l’indique son acte de naissance*, Robert est né le 9 décembre 1924 au 11 rue Le brun dans le 11ème arrondissement à 7 h du matin. C’est la sage-femme qui fait la déclaration. Berthe reconnaîtra l’enfant le 20 janvier 1925 dans la Mairie de son domicile, le quatorzième arrondissement, soit plus d’un mois et demi plus tard.
Est-ce qu’elle a su dès la grossesse qu’elle serait seule à élever cet enfant ? Est-ce qu’elle l’a découvert au moment de la naissance ? La rencontre du père et l’enfant n’auront, en tout cas, pas fait fléchir l’homme dans sa volonté de ne pas assumer sa paternité ! Et, l’histoire familiale retiendra une jeune femme ferme qui choisit d’être seule responsable.
Mais le hasard revient frapper à la porte des vies.
En effet, Berthe habite au 18 rue Couédic à Paris 75014. Son arrière-petit-fils habitera, des années plus tard, la rue d’à côté, la rue Remi Dumoncel dans ce quartier du petit Montrouge.
Néanmoins, au recensement de 1926, ils ne sont plus à la même adresse, ni en 1931. L’histoire familiale a retenu que Berthe était culottière chez Balenciaga, qui avait son siège à Paris. Des recherches sont en cours aux Archives nationales du monde du travail à Roubaix.
Couturier de la famille royale espagnole, Balenciaga s’installe à Paris à la fin des années 1930 où il s’impose comme le « couturier des couturiers » de la mode parisienne. Il s’installe à Paris en 1937 où il ouvre sa nouvelle maison de couture au 10 avenue George V. Wikipédia
Si la maison parisienne de Balenciaga ouvre en 1937, où travaillait Berthe à la naissance de Robert ?
Est-ce que l’enfant l’a obligée à revenir en Loire Atlantique ? En tout cas, à Nantes, elle pouvait compter sur sa mère, et surtout ses deux sœurs, Germaine et Marie.
Marie s’est mariée le 12 mai 1922* à Chantonay sur Loire. Elle est majeure et habite certainement encore chez ses parents au 22 rue Amiral du Chauffault. Son mari Léon Ferdinand Eriau est quatre ans plus âgé qu’elle. Lui aussi vit dans la même commune. Leur fille Liliane Jeanne Louise Fernande naît six mois plus tôt, le 4 juillet 1924. Sûr que les deux sœurs ont dû se sentir proches de partager cette aventure !
Pierre Joliveau, âgé de 41 ans, déclare le 29 juillet 1861* la naissance de sa fille Jeanne Marie qu’il a eue avec sa femme Jeanne Lecombe, âgée de 28 ans. Pierre est laboureur à la Haie Châpeau.
En 1872, au recensement de Pannecé*, on apprend qu’ils habitent au lieu-dit Caquereau. Ils sont la septième famille du hameau.
Lorsqu’on fait la focale sur un ancêtre, on découvre des choses qu’on ne soupçonnait pas et les recherches rebondissent au fil des trouvailles. Ainsi, ce document nous apprend que Jeanne Marie avait des frères et sœurs. Elle était la seconde d’une fratrie de cinq.
Ses frères et sœur
Sur les différents actes de naissance des enfants, on retrouve Mathurin Foucher, déclaré voisin laboureur habitant le petit bourg, marié avec Louise Joliveau et décédé le 25 septembre 1875, toujours à Pannecé. Aucune signature de Pierre et même de ses amis qui l’accompagnent.
Son frère aîné, Jean, naît le 17 octobre 1857 * et décède le 12 juillet 1888.
Au XIXe siècle, il est commun de donner plusieurs prénoms à l’enfant. En général, le premier est celui du père. Le prénom d’usage est souvent le second prénom que l’on retrouve souvent sur les actes de mariage. Et souvent, le troisième est en rapport avec celui de la mère.
Ici, Jean est le seul prénom offert à cet enfant. Alors que les autres enfants de la fratrie auront plusieurs prénoms.
Son second frère Théophile Marie est né le 28 juillet 1863* toujours dans le même hameau. Sa fiche de conscrit nous renseigne sur sa petite taille (objet de l’éviction de son service militaire) et sur son niveau d’étude. Il sait lire et écrire, mais n’a pas un niveau primaire. On apprend aussi qu’il a habité Cholet. Son décès est aussi mentionné à 37 ans.
Son troisième frère Louis Félix est né le 3 février 1869*. On le retrouve toujours à Pannecé comme serviteur en 1906. Sa fiche de conscrit militaire n’est pas aux AD de Loire Atlantique.
Félicie est déclarée par le recensement de 1872*. Seulement, on ne retrouve aucun document la concernant.
Le mariage de Jeanne Marie
Elle se marie avec Mathurin Juton le 18 novembre 1844 à Riaillé.
Lui est né le 3 avril 1854* à Saint Herblon. Il est le fils aîné d’une fratrie de six. À sa naissance, son père est déclaré cultivateur propriétaire à Sant-Herblon à la ferme Ebau. Mathurin, lui, est déclaré journalier laboureur. Il a 30 ans lorsqu’il se marie avec Jeanne Marie.
Histoire d’un couple exilé
Un an plus tard, Joseph Pierre naît le 21 septembre 1885* à Chantenay sur Loire, commune au sud-ouest qui sera absorbée par la ville de Nantes au début du XXe siècle. Mathurin, son père, est parti de la ferme puisqu’il est déclaré manœuvre. La famille s’installe chemin de Biarmes. Aucun parent n’entoure le père pour sa déclaration. C’est un voisin accompagné d’un cordonnier qui assiste Mathurin.
Pourquoi la jeune famille quitte le petit hameau qui abrite leurs deux familles depuis si longtemps ?
La rumeur familiale semble avoir une explication. Jeanne Marie était employée comme bonne chez le châtelain, ou le puissant, du lieu. Il semblerait qu’elle est subie un viol par le maître, à l’époque, on disait qu’elle « s’était fait sauter par lui « ! On comprend mieux pourquoi le jeune couple s’implante loin et que Mathurin apprend un métier alors qu’il était laboureur !
Le second enfant Augustin Théophile naît deux ans plus tard, le 6 octobre 1887* toujours à Chantonay. Deux entrepreneurs accompagnent le père pour la déclaration.
Un autre enfant, Charles Emmanuel, naît le 26 mars 1889*. La famille vit toujours au même endroit. Un autre cordonnier et un sabotier accompagnent le père. Malheureusement, l’enfant meurt six mois plus tard, le 6 juillet 1889.
Georges naît le 25 mai 1890*. Pour lui, un seul prénom ! Ce sont les mêmes témoins qui accompagnent le père et la famille vit toujours au même endroit. L’enfant décède le 10 mars 1891.
Jeanne Marguerite naît le 7 mars 1892*. C’est un autre sabotier qui accompagne son collègue et le père de l’enfant. L’enfant décède quatre ans plus tard.
Germaine Berthe Marguerite naît le 24 octobre 1894*. Mathurin est camionneur. Et ce sont ses deux amis qui l’accompagnent pour la déclaration. La famille a déménagé au Bd de Chantonay toujours à Chantonay sur Loire.
Berthe Georgette Marie naît le 20 juin 1998*. Ce sont deux nouveaux amis qui accompagnent le père.
Marie Madeleine Jeanne naît le 18 avril 1900*. Lors du recensement de 1901, la famille habite toujours au même endroit. Joseph, quinze ans, est déclaré mousse chez Dauché. Auguste, treize ans, est garçon de laboratoire chez Perthuis et Joly. Mathurin est aussi employé chez Dauché comme camionneur.
Raymond Félix naît le 21 octobre 1902. Il décède un an plus tard. La famille a déménagé au 25 boulevard de la Liberté toujours à Chantonay sur Loire.
Uniquement cinq deviendront adultes.
Et ensuite…
Mathurin décède le 19 mars 1925 à 71 ans et Jeanne Marie, le 22 novembre 1949 à 88 ans.
Depuis peu les archives de Salonique confisquées par l’Allemagne Nazie puis récupérés par la Russie ont été rendues à la ville. De nombreux documents sont donc accessibles. Du coup, l’importance de l’Alliance Israélite Universelle apparaît prépondérante pour le rayonnement de la culture francophone.
Fondée à Paris en 1860 par des juifs riches qui veulent éduquer les populations juives en Orient, elle s’implante à Thessalonique au début du XXè siècle pour ouvrir son premier établissement français en 1860.
Du Maroc à la Turquie, de la Palestine à la Bulgarie, des générations de jeunes garçons, et pour la première fois de jeunes filles, acquièrent un savoir qui leur permet de sortir de leur condition de dominés en terre d’islam. France archives
Son siège parisien se trouve au 27 avenue de Ségur à Paris et sa bibliothèque est accessible au 6 bis rue Michel-Ange dans le 16è à Paris.
Salonique
La première école de garçons est créée en 1873 et celle des filles en 1875.
L’élite de la ville est éduquée dans ces écoles. Les hommes les fréquentent au début, lorsque les femmes continuent à parler la langue judéo-espagnole (qui s’écrit avec des lettres hébraïques), mais de plus en plus de filles fréquentent les écoles primaires.
Beaucoup de livres et de journaux s’écrivent avec des lettres latines. La langue française devient la langue du commerce.
On abandonne les prénoms hébraïques pour les prénoms occidentaux. De nombreuses familles de la communauté entretiennent des liens étroits avec l’Alliance Israélite Universelle.
Lien avec la famille Salem.
Un certain Emmanuel Salem s’occupe de créer le comptoir de Salonique.
Je ne sais absolument pas s’il faut le rapprocher de la famille qui nous occupe. En tout cas, on retrouve cet Emmanuel dans le document suivant sur les membres actifs
On retrouve aussi dans les archives un certain Daniel S, avocat, qui a beaucoup milité pour rechercher des donateurs. Dans les listes, j’ai retrouvé une donation d’un certain Jacok Aster Salem qui pourrait être le père de Léon.
Ces structures permettent le développement de la langue française, comme le démontre le niveau possédait par Léon Salem.
Les soldats qui ont servi sous Napoléon sont en cours d’indexation. En cherchant sur toutes les branches familiales, et pour l’instant, j’ai trouvé une seule fiche, celle de Jean-Pierre Crouzet, dont la date de naissance n’est pas sûre. Sur mon arbre, j’ai noté le 15 novembre 1786 et sur sa fiche militaire le 31 mars 1789. Sur le lieu, il y a accord : à Désaignes en Ardèche.
Napoléon et le début de l’État civil moderne
Il faut savoir que les actes d’États civils avant le décret du 20 septembre 1792 étaient établis par les paroisses. Il est probable que ma famille ait été de confession protestante et la tenue de leurs registres s’est faite de façon systématique à partir de l’Édit de Tolérance de 1787. De plus, ils sont écrits en vieux français et nécessitent une attention soutenue pour les déchiffrer.
Registres paroissiaux protestants.
Le Temple est inauguré au début du XIXè siècle, en remplacement de celui construit au Moyen -Age.
Sa taille donne la mesure de l’importance de la communauté protestante de Désaignes au début du XIXe siècle.
Lorsque on appartient à un groupement de généalogistes amateurs qui mettent en commun leurs recherches, jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, il est possible de croiser les découvertes de chacun.
Au delà d’une date de naissance plutôt improbable, donc, le nom du père et de la mère sont des indices sûrs. Et, le père de Jean-Pierre s’appelle Jacques et sa mère, Anne Perrier, comme sur la fiche matricule.
Soldat Crouzet
Jean-Pierre a tout juste 20 ans lorsqu’il est enrôlé. L’armée napoléonienne comptait plus de 700 000 hommes. Son matricule est 844 717. Il y reste trois ans. Et, on le mentionne « rester en arrière sur le front russe ».
Le 83e régiment d’infanterie (83e RI) est un régiment d’infanterie de l’Armée de terre française, à double héritage, créé sous la Révolution .Wikipédia
« Nous fûmes rangés en bataille et, après un mouvement en avant, quel fut mon étonnement d’apercevoir, à une demi-portée de canon, des colonnes ennemies d’Autrichiens, eux aussi rangés en bataille. Un calme sinistre régnait dans les rangs, bientôt interrompu par un torrent de feu qui nous enveloppa de toutes parts, et cette belle armée de 300 000 hommes disparut dans la fumée. Le feu était engagé sur toute la ligne ; on n’entendait plus que les cris des blessés et les gémissements des mourants ; des files entières étaient emportées par les boulets »Jean-Baptiste Godin – A la bataille de Wagram
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Première forteresse d’après un dessin de la fin du XVIIIè siècle
Dès le 24 mai 1812 à Désaignes, il épouse Marianne RIALHAC, née le 28 octobre 1793 dans le village. A 30 ans lorsque sa fille nait, il est cultivateur à Désaignes.
Ils auront deux enfants : une fille qui porte le prénom de sa mère, née le 12 juillet 1913 et un garçon né en 1816 qui portera le prénom du père. Le prénom Marianne montre symboliquement un véritable attachement aux années révolutionnaires, devenant un symbole révolutionnaire. Pourtant, Napoléon n’est plus consul, mais empereur depuis son sacre en 1804.
Lors du mariage de sa fille avec Jean-Pierre Ladreyt Agier, Jean-Pierre, son père, est toujours déclaré vivre à Désaignes comme cultivateur aux Reboullets.
Mais, il décède à l’âge de 72/74 ans, le 29 septembre 1861.
Caroline Désirée Jeanne Marie, la sœur de mon grand-père maternel, est née le 11 octobre 1886 * toujours à Pontivy. C’est son oncle Jean-François Le Maguet, buraliste receveur, le frère aîné de son père, qui est témoin de sa déclaration de naissance.
À la naissance de Caroline, Yves Marie est âgé de 31 ans et se déclare marchand. Sa femme Marie-Louise est âgée de 29 ans, se déclare marchande et ils habitent à Pontivy, toujours au 11 rue neu..ine, lecture incompréhensible. Je ne sais quel commerce ils animent !
Pour l’instant, les recensements de la ville de Pontivy ne sont pas numérisés.
Elle a deux frères aînés Yves Marie, au même prénom que son père, âgé de 3 ans et Eugène a 2 ans à sa naissance. Et son plus jeune frère, mon grand-père, Francis Jules, naîtra quatre ans plus tard.
Guiscriff
En 1906*, elle habite Guiscriff dans le Morbihan. Elle est référencée comme institutrice. Elle a tout juste 20 ans. Elle habite dans la 39ème maison du village. Il est probable qu’elle y louait une chambre car dans ce logement, était accueilli aussi un maréchal-Ferrant, Lannéval Jean né en 1879 à Gourin, son domestique, Le Bour François né en 1888 toujours à Gourin. Habite aussi la maison le secrétaire de Mairie, Le Goff Jean, né en 1865 dans le village et sa femme Marie, née en 1867 ainsi que leur fille, Marie née en 1893.
Institutrice ?
Le métier d’institutrice est facile à reconstituer. En général, la série T des Archives Départementales contient les dossiers des instituteurs, institutrices y ayant exercé.
Les premières démarches ont consisté à contacter les AD du Morbihan. Mais, il n’existait aucun dossier à son nom. Puisque Guiscriff est proche aussi du Finistère, demande fut aussi faite aux AD de ce département et même des Côtes d’Armor. Mais, là encore aucun dossier à son nom. Pourtant, dans un article dans le journal de Pontivy, on annonce sa titularisation.
Dommage, donc, car pour l’instant, son dossier n’est pas retrouvé !
Son décès
On dit, dans la rumeur de la famille, qu’avec son héritage, mon grand-père Francis- Jules, cuisinier de métier, aurait pu s’acheter un petit restaurant, mais pour l’instant les archives n’ont pas parlé !
Trois jours avant son mariage, Frieda et son futur mari légitiment Suzanne, lui donnant un nouveau nom de famille. Leur mariage est célébré le 26 août 1933* dans le 16ème.
Leur mariage
Honoré François Martin G. est né le 10 novembre 1891* à Servon dans la Manche. Il a 31 ans. Et au moment de son mariage, son père, qui porte le même prénom, est cultivateur à Céaux et sa mère, Victorine Lesénachal est décédée trois ans plus tôt, soit le 2 février 1930* à Céaux. Le petit village de Céaux est situé à 7 kilomètres de Servon, plus proche de la Manche. Actuellement, il comprend plus de 400 habitants.
Les témoins de leur mariage sont :
François Eugène Auguste Rimbert qui se déclare receveur buraliste à Granville. Il est né le 8 novembre 1896 à Lolif dans La Manche, situé à une vingtaine de kilomètres de Servon. Par décret du 28 juillet 1933, il est fait Chevalier de la Légion d’honneur sur rapport du Ministère de la guerre alors qu’il était titulaire de la Médaille Militaire. Ex-soldat au 109è Régiment d’artillerie lourde, il sera promu à la qualité d’Officier par décret du 22 octobre 1947. Il est décédé en 1975. Il s’est marié avec Victorine Agathe Honorine Eugénie Gauchet, née le 5 février 1895 à Servon et décédée le 17 octobre 1978 au Kremlin-Bicêtre. Les archives numérisées de l’état civil s’arrêtent en 1892. Un courrier est envoyé demandant l’acte de naissance espérant prouver que c’est une sœur d’Honoré.
Victorine Lesénéchal, épouse Rimbert à Almenêches dans l’Orne
Petite précision
A sa naissance, son père Honoré était cultivateur dans une ferme du village de Servon. Il faudrait faire des recherches notariales pour savoir s’il en était propriétaire.
Honoré et Frieda habitent au 16 avenue Marois dans le 16ème arrondissement.
Le recensement de 1936 les trouve au 55 rue Cl. Terrasse toujours dans le 16ème avec Suzanne.
Lors des élections municipales de 1935 et 1936, la fiche d’électeur d’Honoré témoigne de ce déménagement dont on ne connaît pas la date exacte.
Pour information, aux élections de 1935, dans le quartier d’Auteuil, il y a un ballottage favorable à la droite sur les deux secteurs du quartier Auteuil, la diversité des candidats de droite étant la base de ce résultat. Politicomania
Avant d’être aide-comptable aux usines Renault à Billancourt, Honoré a eu une carrière de soldat. Voir chronique.
Honoré est décédé le 11 juillet 1960*. Il est enterré au cimetière de pantin.