
Un ancêtre commun avec mon cousin, notre arrière-arrière-grand-père, Le Maguet Guillaume (1815-1892).

Guillaume est né le dimanche 8 mai 1815 à Pluméliau, canton de Pontivy. Son père, âgé de 27 ans, est cultivateur. Françoise Jegouzo, sa mère, est à peu près du même âge. Un des témoins est le père de Françoise.
Pluméliau est une ancienne commune du Morbihan. En 1806, il y a 3086 habitants. Le régime politique est la Restauration qui rassure les personnes appartenant à la Chouannerie. C’est donc une période calme lorsque Guillaume naît. Il sera l’aîné d’une fratrie de trois garçons.
À la chapelle de La Trinité, située à Bieuzy, fusionnée à Pluméliau depuis 2019, il y a une petite statue en bois (chêne ?) représentant saint Guillaume, datant de la première moitié du 17ᵉ siècle.

À noter que ses parents, JP Le Maguet et Françoise Jégouzo, ont érigé une croix sur le chemin de Bodéhan en 1845, qui existe encore.

🗂️ Frise historique — 1815 → 1892
📌 1815
Contexte : chute de Napoléon Iᵉʳ → début de la Restauration (Louis XVIII)
📌 1830 Révolution de Juillet
• Fin de la Restauration → début de la monarchie de Juillet (Louis-Philippe)
📌 1848 Révolution de février 1848
• Chute de Louis-Philippe
• Proclamation de la Deuxième République
📌 1852 Naissance du Second Empire
• Louis-Napoléon Bonaparte devient Napoléon III
• Retour à un régime très centralisé
• Les maires sont nommés, pas élus → rôle clé des préfets
📌 1859 — 1865 – Guillaume Le Maguet est maire de Pluméliau
. Nommé par le préfet du Morbihan
• Mandat dans un contexte d’ordre impérial et de contrôle préfectoral
• Pluméliau est alors un village rural important, avec une population très dispersée en hameaux
• Le maire est typiquement un notable local : cultivateur, propriétaire, homme de confiance du régime impérial
📌 1870 Chute du Second Empire → début de la Troisième République
• Guerre franco-prussienne
• Proclamation de la République le 4 septembre
📌 1871-1880 Démarrage de la Troisième République
• Lois républicaines, reprise progressive du pouvoir local par les élus
• Les maires sont enfin élus (loi municipale de 1882)
📌 1880–1890 Modernisation des communes
• École obligatoire (lois Ferry 1881-1882)
• Développement progressif des infrastructures rurales
🏘️Pluméliau
En 1840, les statistiques de Pluméliau font état de 2637 hectares de terres labourables, 325 hectares de bois, 13 de châtaigneraies, 124 de vergers et jardins, 9 hectares d’étangs et 5 de marais et 2867 de landes. Les chiffres évoluent au cours du temps vers davantage de terres cultivées et de pâtures, mais en 1963, il reste encore 1886 hectares de lande … La production est principalement céréalière : seigle, avoine et blé noir, ainsi que du chanvre, sans oublier une forte production cidricole, d’où le nombre de « granges », dénommées « caves », qui abritent le pressoir. Les prairies proches des rivières du Blavet et de l’Evel favorisent l’élevage des bovins dont le produit s’écoule dans les foires. Le cochon est plutôt réservé à l’usage domestique, jusqu’à ce qu’il devienne au 20ᵉ siècle la principale activité de Pluméliau. Le 18ᵉ siècle est représenté par 60 fermes ou maisons (12, 2 %). Site patrimoine.bzh
Il faudrait se déplacer aux archives départementales pour situer l’habitation de la famille.

🗂️Mariage

À 21 ans, Guillaume se marie avec Perrine Guyot, fille de Cosme Guyot et Jeanne Le Maguet (?)

Deux laboureurs et un aubergiste sont enregistrés en qualité de témoins. Guillaume est laboureur et Perrine, cultivatrice. Ils habitent au bourg de Pluméliau, quartier ou autre, à Bojulant.
En 1835, le dictionnaire de l’Académie explique : le laboureur est « celui dont l’état est de labourer, de cultiver la terre », alors que le cultivateur « cultive la terre, ou… exploite une terre, un domaine ».
Le laboureur est le plus souvent un paysan qui possède sa parcelle et exploite plusieurs hectares. Il a un cheval ou des bœufs et une charrue qui lui permettent de retourner la terre et d’effectuer tous les travaux de labourage.
Le cultivateur désigne celui qui cultive la terre, d’ordinaire pour le compte d’un propriétaire.
Le terme apparaît dans les actes, vers le milieu du XVIIIᵉ siècle et petit à petit va supplanter celui de laboureur. Site Geneanet. Org
🗂️Enfants
Le 19 mars 1842, naît leur fils Jean-François. Les deux témoins sont laboureurs dont le premier est le père de Guillaume. Jean-François est le père d’Ulrich-André, le grand-père de mon cousin.

À noter, l’élégance de la signature de Guillaume.

Marie-Louise Le Maguet, leur second enfant, naît le 18 mars 1844 à Pluméliau.

Seulement cinq ans plus tard, Perrine, la femme de Guillaume, décède le 23 avril 1847 au bourg.

Guillaume se remariera avec Mathurine Guillouzo le 5 février 1849 toujours à Pluméliau.

À la fin de l’acte, les signatures :

De leur couple, naît deux enfants
– Marie-Julitte Le Maguet

Elle naît le 20 août 18 toujours à Pluméliau.
– Yves Marie Le Maguet naît le 9 avril 1855, mon arrière-grand-père.
🏘️ Pluméliau en 1859 : comment devient-on maire ?
En 1859, Pluméliau est une commune rurale du Morbihan (environ 3 500 habitants à l’époque si on inclut les hameaux, mais administrativement elle est considérée comme commune rurale).
✔️ 1. Les habitants élisent le conseil municipal
- Électeurs : seuls les hommes payant l’impôt.
- Le vote est rare, surveillé, et très contrôlé par l’administration impériale.
✔️ 2. Le maire n’est pas élu
Dans une commune comme Pluméliau en 1859 :
👉 Le préfet du Morbihan choisit le maire parmi les conseillers municipaux.
👉 Le ministre de l’Intérieur valide cette nomination.
Le conseil municipal n’a pas son mot à dire dans l’élection du maire.
✔️ 3. Quel type de personne devient maire ?
Pour Pluméliau, comme dans la majorité des villages ruraux du Morbihan à cette époque, le maire est généralement :
- un propriétaire foncier ou un agriculteur notable,
- quelqu’un d’instruit (sait tenir les registres),
- un homme politiquement modéré et loyal au régime impérial,
- parfois un ancien militaire ou un notable local.
✔️ 4. Rôle très important du préfet
- Il peut nommer, révoquer, remplacer un maire à tout moment.
- Il surveille les délibérations du conseil, les budgets et les décisions.
Dans un département très pratiquant et conservateur comme le Morbihan, les préfets recherchent des maires « sûrs », proches de l’Église et de l’ordre impérial.
🗂️ Guillaume est Maire de Pluméliau de 1859 à 1865
✔️Guillaume Le Maguet a 44 ans lorsqu’il commence son mandat de maire.
✔️ Pour consulter les délibérations du conseil municipal pendant son mandat, se rendre en salle de lecture pour découvrir la cote des archives : 3 ES 173/2 – Registres municipaux de Pluméliau.
✔️ Voici un acte d’état civil signé de sa main :
En 1886, la famille habite toujours au Bojulant, un quartier de Pluméliau.

Guillaume décède le 2 avril 1892, évidemment à Pluméliau.

Ce que nous apprend cet acte : les déclarants sont son fils, Jean-François et son gendre, Jean-Louis Le Strat.
🧭 En généalogie, source
💡 Conseil généalogique : Si un des ancêtres a eu un mandat de maire, demander aux archives municipales ou départementales, à découvrir les registres de délibérations du conseil municipal.
