Ulrich-André Le Maguet, facteur au début du XXᵉ siècle

Ulrich-André Le Maguet (1888-1923), qui se faisait appeler André, fut toute sa carrière employé des postes en tant que facteur.

genealogiefamille.com
Un facteur en 1926

🚶‍♂️ Une journée de travail du facteur rural


✍️ 📜Tôt le matin, le facteur se présente le matin au bureau de poste de rattachement dans la commune principale du canton. Il participe au tri du courrier arrivé par les chemins de fer ou les services automobiles postaux. Il devait organiser son courrier (lettres, journaux, mandats, colis) dans l’ordre de sa tournée. Il prend aussi en charge les fonds pour les mandats postaux (paiements) ou les opérations de la Caisse nationale d’Épargne (CNE).

Pour la tournée, dans les années 20, la bicyclette était le mode de transport le plus courant pour les longues tournées rurales, bien que l’administration ait mis du temps à indemniser les facteurs pour leur utilisation personnelle (indemnité introduite en 1909). Les facteurs les plus isolés, ou ceux avec des tournées très courtes, pouvaient encore être à pied. L’utilisation de charrettes à chien était même encore observée par endroits avant de disparaître vers 1925.


🏡 ⏳ 📦La tournée était longue, souvent de plusieurs dizaines de kilomètres, sur des chemins peu carrossables, surtout en Basse-Bretagne (les fameux « huit mois d’hiver » mentionnés pour la vie rurale à l’époque). Il effectuait quotidiennement sa tournée, y compris le samedi.

Le facteur ne faisait pas que distribuer. Il était le seul lien de nombreuses familles rurales avec l’administration et le monde extérieur. Il était autorisé à vendre des timbres-poste, réceptionner le courrier à expédier et procéder à la levée des boîtes aux lettres. Une boîte par commune était prévue dès 1829. Il pouvait payer les mandats et parfois réceptionner l’épargne.


🏢 📦 🗺️ 📨Le lien social était un rôle fondamental. Le facteur était celui qui apportait les nouvelles (naissances, décès, mariages), qui lisait le courrier pour les analphabètes et qui apportait le journal (comme L’Ouest-Éclair). Il était un témoin essentiel de la vie du village, un statut qui compensait souvent un faible salaire.

Après sa tournée, il retournait au bureau pour déposer le courrier collecté et régulariser ses comptes. L’administration était stricte. Le facteur était sous la surveillance constante des contrôleurs des Postes qui s’assuraient de la discipline et de la bonne tenue du service, en particulier pour éviter tout retard ou toute irrégularité.

genealogiefamille.com
Un facteur rural

💰Des documents

Ils attestent qu’au début de sa carrière en 1924, André touchait 4 200 francs. Puis, en 1927, 9 700 francs.

💸 Évolution de salaire

📈En 1927, il gagnait 9 700 F. C’est une augmentation de salaire significative en l’espace de trois ans ! Passer de 4 200 francs en 1924 à 9 700 francs en 1927 reflète une période de forte turbulence économique et des réformes importantes dans la fonction publique. En 1927, avec 9 700 francs, le facteur avait atteint un revenu moyen pour un fonctionnaire de catégorie C ou un ouvrier qualifié. Il n’était plus en bas de l’échelle salariale de la fonction publique, et son salaire lui permettait d’assurer une subsistance confortable pour sa famille en milieu rural, tout en maintenant les avantages de la sécurité de l’emploi et de la pension.

💶 À 9 700 francs en 1927, le facteur n’était plus en situation de précarité. Il touchait un salaire qui lui permettait de vivre de façon modeste mais digne en Bretagne, avec une famille, en tant qu’agent de l’État, ce qui était un statut de grande sécurité dans la France rurale de l’entre-deux-guerres.

genealogiefamille.com
Almanah des postes – 1914

🚲 Indemnité pour utiliser la bicyclette

C’est l’indemnité la plus courante et la plus importante pour un facteur rural. En milieu rural, les tournées étaient très longues. L’administration a rendu obligatoire l’usage de la bicyclette (dont l’achat incombait au facteur lui-même jusqu’à un certain point) pour accélérer la distribution. Cette indemnité, créée en 1902 et revalorisée régulièrement pour suivre l’inflation et l’usure du matériel, était un montant forfaitaire annuel, allant de quelques centaines à plus d’un millier de francs par an pour les tournées les plus longues.

👨‍👩‍👧‍👦 Allocations Familiales

Créées bien avant la Sécurité sociale, les allocations familiales étaient versées pour soutenir les fonctionnaires pères de famille. Elles ont été mises en place dès la Première Guerre mondiale (1916) dans le secteur privé, puis généralisées. Les fonctionnaires en bénéficiaient également. Versée proportionnellement au salaire et surtout au nombre d’enfants à charge de moins de 13 ans (l’âge limite a varié). Si le facteur avait plusieurs enfants à charge en 1927, ces allocations pouvaient ajouter un complément substantiel à ses 9 700 F de traitement annuel.

genealogiefamille.com
Facteur à vélo

🏠 Indemnité de résidence / supplément de traitement

Sa commune est en milieu rural (donc moins cher que Paris ou Saint-Brieuc), il existait différentes formes d’indemnités de compensation :

  • Indemnité de cherté de vie : des suppléments étaient accordés aux fonctionnaires pour compenser le coût de la vie dans certaines localités. Bien que plus importants dans les grandes villes, des ajustements existaient pour les agents isolés ou pour certaines communes.
  • Supplément communal : le salaire de base pouvait être complété par une indemnité versée par la commune elle-même (le supplément communal), bien que cela concernait plus souvent les instituteurs (voir Décret de 1927 pour les instituteurs), l’esprit était le même : compenser les dépenses des fonctionnaires locaux.

🌙 Indemnités de service et de prestations extraordinaires

Le facteur pouvait percevoir des suppléments pour des tâches ou des horaires non standards :

  • Service du dimanche et de nuit si le bureau de Plévin exigeait un service de levée de courrier ou de tri le dimanche matin, ou des horaires très matinaux/tardifs, le facteur touchait des indemnités spéciales.
  • Frais de mission et de déplacement : moins courant pour le facteur de carrière, mais des décrets (comme celui du 15 juin 1926) réglaient l’indemnisation des frais de déplacement pour missions ou changements de lieu de service.

Conclusion sur le revenu de 1927

Le passage de 4 200 F à 9 700 F est très probablement une combinaison de :

  1. Revalorisation générale du traitement de base pour compenser l’inflation.
  2. Avancement de grade/échelon (augmentation du traitement de base).
  3. Inclusion ou forte revalorisation des indemnités fixes et permanentes (bicyclette, allocations familiales).

Le chiffre de 9 700 F en 1927 représente probablement son traitement de base augmenté des indemnités fixes et régulières (comme l’indemnité vélo ou l’indemnité de résidence), ce qui fait de lui un agent avec un revenu solide et sécurisé pour l’époque.

genealogiefamille.com


👨‍💼 🚲 ✉️André, facteur à Plévin

Les documents reçus des archives départementales du Morbihan montrent que, dans les années 1920, il était nécessaire d’avoir un accord au plus haut niveau pour avoir une tournée pendant la saison estivale !

C’est M. Ringuet, propriétaire de l’hôtel de la Plage à la plage des Rosaires près de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), qui écrit le 6 avril 1928 au maire de la commune de Trémuson (Côtes-d’Armor) pour demander qu’André assure la tournée estivale à partir du 1er juin. La demande remonte au préfet. Le cabinet du préfet sollicite le 11 avril 1928 le Directeur Réginal des Postes à Rennes, lequel une réponse le 16 mai 1928 qui ne correspond pas aux attentes d’André qui a ses habitudes estivales pour sa tournée à la plage des Rosaires. Après une intervention pressante du préfet pour faire avancer le dossier, André obtient sa tournée.

(Les documents ne sont pas reproduits ici par discrétion)

🧭 En généalogie-Source

Pour trouver le dossier d’un facteur

📂 Contacter les Archives Départementales

Le dossier de carrière d’un facteur devrait y avoir été versé par La Poste.

  • Série à consulter cherchez dans les versements des Postes, Télégraphes et Téléphones (PTT) après 1940 (série W moderne) ou dans les versements plus anciens (série M pour le personnel civil départemental).
    • Les résultats de recherche mentionnent des cotes comme 88 W 1-19 pour l’administration des PTT (1940-1963), ce qui correspond parfaitement à la période de fin de carrière de votre ancêtre.
  • Délai de communicabilité le dossier de carrière d’un agent de la fonction publique est communicable :
    • 120 ans après la date de naissance (soit 2008 pour une personne née en 1888).
    • OU 50 ans après la date du document s’il ne contient pas d’information médicale ou confidentielle.
    • Né en 1888, le délai de 120 ans est échu depuis 2008. Le dossier est donc librement consultable.

📞 Contacter les archives départementales de la région d’exercice

📧 Contacter le Cercle Généalogique du Personnel des PTT (CG PTT)

Cette association spécialisée a répertorié de nombreux postiers et peut faire gagner beaucoup de temps. Ils ont une base de données de plus de 52 000 noms et sont experts dans la recherche de dossiers PTT.

  • Coordonnées :
    • Adresse : 13 rue de Javel, 75015 Paris
    • Téléphone : 01 44 16 74 61
    • E-mail : cgptt-national@wanadoo.fr avec un formulaire de contact sur leur site.

💡 Conseil généalogique

Retrouver tous documents personnels qui aident à situer la position du facteur.

Famille bretonne

Famille Le Maguet

FILIATION

La fratrie Le Maguet ?

Cette photographie représente un portrait de groupe classique en studio, probablement une fratrie ou un couple avec un frère. La position centrale de la femme, assise sur une chaise de style « Napoléon III » ou de jardin, est typique des portraits de famille de cette époque. On devine un arrière-plan peint, les colonnes en arrière-plan, et des fleurs sur la gauche, des éléments de mise en scène standard pour donner un aspect élégant et solennel comme la finesse de la chaise travaillée.


Les hommes portent des costumes trois-pièces avec des vestes à revers étroits. On remarque des détails soignés : pochettes blanches, cravates sombres sur cols rigides, et l’homme à droite porte une moustache bien taillée, très en vogue vers 1905. Le jeune homme à gauche a un regard très intense, presque moderne, tandis que l’homme à droite porte la moustache avec beaucoup de prestance. L’habillement fait penser aux annes Belle-époque (1912-1914)

La femme porte une robe sombre très structurée, avec un col montant et un chapeau volumineux (style « Belle Époque »). Sa posture est très droite, caractéristique du corsetage de l’époque. On distingue mieux la dentelle du plastron de la jeune femme et les fleurs (boutonnières) épinglées sur les vestes des hommes, ce qui suggère une occasion spéciale, peut-être une fête de famille importante.

Les bords irréguliers de la photographie et l’usure suggèrent un tirage sur papier albuminé ou argentique d’époque, collé sur un carton aujourd’hui disparu ou découpé.

Ce portrait est un magnifique témoignage de l’élégance du début du XXᵉ siècle. Je suppose que Francis et Eugène Le Maguet, mon grand-père et mon grand-oncle, sont avec leur sœur, Caroline Désirée Jeanne Marguerite, à moins que cela soit la femme d’Eugène, Françoise Robinot.

Photo retouchée par IA

Seulement,  le doute est toujours permis. Car, il s’agit peut-être d’une photo officielle d’un mariage entre l’homme de droite et la femme.

La boutonnière portée par les deux hommes pourrait en témoigner.  La photo fut certainement prise peu avant la première guerre mondiale,  soit vers 1912/1914.

En vérifiant la date du mariage d’Eugène (13 juillet 1911), voilà une énigme résolue :

Cette photo témoigne officiellement du mariage d’Eugène et de Françoise avec Francis, mon grand père comme témoin d’honneur ou  » garçon d’honneur  » comme on disait dans le temps.

Sur la photographie,  Francis semble avoir à peu près vingt-cinq ans. Il porte « beau » d’une élégance soignée,  assez sûr de son charme.

Est-ce que tout ceci edt invention.  En l’absence de preuve contraire, j’aime y croire !

Famille Le Maguet

FILIATION


Le Maguet Guillaume:

Ferme au Faoûet construite en 1815
Ferme au Faoûet construite en 1815

Un ancêtre commun avec mon cousin, notre arrière-arrière-grand-père, Le Maguet Guillaume (1815-1892).

genealogiefamille
Acte de naissance

Guillaume est né le dimanche 8 mai 1815 à Pluméliau, canton de Pontivy. Son père, âgé de 27 ans, est cultivateur. Françoise Jegouzo, sa mère, est à peu près du même âge. Un des témoins est le père de Françoise.

Pluméliau est une ancienne commune du Morbihan. En 1806, il y a 3086 habitants. Le régime politique est la Restauration qui rassure les personnes appartenant à la Chouannerie. C’est donc une période calme lorsque Guillaume naît. Il sera l’aîné d’une fratrie de trois garçons.

À la chapelle de La Trinité, située à Bieuzy, fusionnée à Pluméliau depuis 2019, il y a une petite statue en bois (chêne ?) représentant saint Guillaume, datant de la première moitié du 17ᵉ siècle.

genealogiefamille
Saint Guillaume à la chapelle de Bieuzy

À noter que ses parents, JP Le Maguet et Françoise Jégouzo, ont érigé une croix sur le chemin de Bodéhan en 1845, qui existe encore.

genealogiefamille
Croix de chemin, près de Bodéhan (Pluméliau fusionnée en Pluméliau-Bieuzy en 2019)

🗂️ Frise historique — 1815 → 1892


📌 1815
Contexte : chute de Napoléon Iᵉʳ → début de la Restauration (Louis XVIII)


📌 1830 Révolution de Juillet
• Fin de la Restauration → début de la monarchie de Juillet (Louis-Philippe)


📌 1848 Révolution de février 1848
• Chute de Louis-Philippe
• Proclamation de la Deuxième République


📌 1852 Naissance du Second Empire
• Louis-Napoléon Bonaparte devient Napoléon III
• Retour à un régime très centralisé
• Les maires sont nommés, pas élus → rôle clé des préfets


📌 1859 — 1865 – Guillaume Le Maguet est maire de Pluméliau

. Nommé par le préfet du Morbihan
• Mandat dans un contexte d’ordre impérial et de contrôle préfectoral
• Pluméliau est alors un village rural important, avec une population très dispersée en hameaux
• Le maire est typiquement un notable local : cultivateur, propriétaire, homme de confiance du régime impérial


📌 1870 Chute du Second Empire → début de la Troisième République
• Guerre franco-prussienne
• Proclamation de la République le 4 septembre


📌 1871-1880 Démarrage de la Troisième République
• Lois républicaines, reprise progressive du pouvoir local par les élus
• Les maires sont enfin élus (loi municipale de 1882)


📌 1880–1890 Modernisation des communes
• École obligatoire (lois Ferry 1881-1882)
• Développement progressif des infrastructures rurales


🏘️Pluméliau

En 1840, les statistiques de Pluméliau font état de 2637 hectares de terres labourables, 325 hectares de bois, 13 de châtaigneraies, 124 de vergers et jardins, 9 hectares d’étangs et 5 de marais et 2867 de landes. Les chiffres évoluent au cours du temps vers davantage de terres cultivées et de pâtures, mais en 1963, il reste encore 1886 hectares de lande … La production est principalement céréalière : seigle, avoine et blé noir, ainsi que du chanvre, sans oublier une forte production cidricole, d’où le nombre de « granges », dénommées « caves », qui abritent le pressoir. Les prairies proches des rivières du Blavet et de l’Evel favorisent l’élevage des bovins dont le produit s’écoule dans les foires. Le cochon est plutôt réservé à l’usage domestique, jusqu’à ce qu’il devienne au 20ᵉ siècle la principale activité de Pluméliau. Le 18ᵉ siècle est représenté par 60 fermes ou maisons (12, 2 %). Site patrimoine.bzh
Il faudrait se déplacer aux archives départementales pour situer l’habitation de la famille.

genealogiefamille
Plan cadastral 1829

🗂️Mariage

généalogiefamille


À 21 ans, Guillaume se marie avec Perrine Guyot, fille de Cosme Guyot et Jeanne Le Maguet (?)

genealogiefamille
1ère partie de l’acte de mariage

Deux laboureurs et un aubergiste sont enregistrés en qualité de témoins. Guillaume est laboureur et Perrine, cultivatrice. Ils habitent au bourg de Pluméliau, quartier ou autre, à Bojulant.

En 1835, le dictionnaire de l’Académie explique : le laboureur est « celui dont l’état est de labourer, de cultiver la terre », alors que le cultivateur « cultive la terre, ou… exploite une terre, un domaine ».

Le laboureur est le plus souvent un paysan qui possède sa parcelle et exploite plusieurs hectares. Il a un cheval ou des bœufs et une charrue qui lui permettent de retourner la terre et d’effectuer tous les travaux de labourage.

Le cultivateur désigne celui qui cultive la terre, d’ordinaire pour le compte d’un propriétaire.

Le terme apparaît dans les actes, vers le milieu du XVIIIᵉ siècle et petit à petit va supplanter celui de laboureur. Site Geneanet. Org

🗂️Enfants

Le 19 mars 1842, naît leur fils Jean-François. Les deux témoins sont laboureurs dont le premier est le père de Guillaume. Jean-François est le père d’Ulrich-André, le grand-père de mon cousin.

genealogiefamille
Acte de naissance de Jean-François

À noter, l’élégance de la signature de Guillaume.


Marie-Louise Le Maguet, leur second enfant, naît le 18 mars 1844 à Pluméliau.

genealogiefamille
Acte de naissance de Marie- Louise


Seulement cinq ans plus tard, Perrine, la femme de Guillaume, décède le 23 avril 1847 au bourg.

genealogiefamille
Acte de décès de Perrine

Guillaume se remariera avec Mathurine Guillouzo le 5 février 1849 toujours à Pluméliau.

genealogiefamille
2nd acte de mariage de Guillaume

À la fin de l’acte, les signatures :

De leur couple, naît deux enfants

– Marie-Julitte Le Maguet

genealogiefamille
Acte de naissance de Marie-Louise

Elle naît le 20 août 18 toujours à Pluméliau.
– Yves Marie Le Maguet naît le 9 avril 1855, mon arrière-grand-père.

🏘️ Pluméliau en 1859 : comment devient-on maire ?

En 1859, Pluméliau est une commune rurale du Morbihan (environ 3 500 habitants à l’époque si on inclut les hameaux, mais administrativement elle est considérée comme commune rurale).

✔️ 1. Les habitants élisent le conseil municipal

  • Électeurs : seuls les hommes payant l’impôt.
  • Le vote est rare, surveillé, et très contrôlé par l’administration impériale.

✔️ 2. Le maire n’est pas élu

Dans une commune comme Pluméliau en 1859 :
👉 Le préfet du Morbihan choisit le maire parmi les conseillers municipaux.
👉 Le ministre de l’Intérieur valide cette nomination.

Le conseil municipal n’a pas son mot à dire dans l’élection du maire.

✔️ 3. Quel type de personne devient maire ?

Pour Pluméliau, comme dans la majorité des villages ruraux du Morbihan à cette époque, le maire est généralement :

  • un propriétaire foncier ou un agriculteur notable,
  • quelqu’un d’instruit (sait tenir les registres),
  • un homme politiquement modéré et loyal au régime impérial,
  • parfois un ancien militaire ou un notable local.

✔️ 4. Rôle très important du préfet

  • Il peut nommer, révoquer, remplacer un maire à tout moment.
  • Il surveille les délibérations du conseil, les budgets et les décisions.

Dans un département très pratiquant et conservateur comme le Morbihan, les préfets recherchent des maires « sûrs », proches de l’Église et de l’ordre impérial.


🗂️ Guillaume est Maire de Pluméliau de 1859 à 1865

✔️Guillaume Le Maguet a 44 ans lorsqu’il commence son mandat de maire.
✔️ Pour consulter les délibérations du conseil municipal pendant son mandat, se rendre en salle de lecture pour découvrir la cote des archives : 3 ES 173/2 – Registres municipaux de Pluméliau.
✔️ Voici un acte d’état civil signé de sa main :

En 1886, la famille habite toujours au Bojulant, un quartier de Pluméliau.

genealogiefamille


Guillaume décède le 2 avril 1892, évidemment à Pluméliau.

genealogiefamille
Acte de décès de Guillaume

Ce que nous apprend cet acte : les déclarants sont son fils, Jean-François et son gendre, Jean-Louis Le Strat.

🧭 En généalogie, source

Site patrimoine.bzh

Site Geneanet. Org

💡 Conseil généalogique : Si un des ancêtres a eu un mandat de maire, demander aux archives municipales ou départementales, à découvrir les registres de délibérations du conseil municipal.

Famille Le Maguet

FILIATION

Théodore Le Maguet:

Théodore Jean-Marie Le Maguet (dit Théo Le Maguet) fut un chanteur breton qui eut sa renommée à partir des années 50.

genealogiefamille.
Théo Le Maguet et ses chanteurs en 1973, lors de la kermesse de l’école ND du Sacré-Coeur – Photo JC Bellec.

Selon le blog AR VOUSTOER, Théo découvre dans le grenier familial un accordéon qui va déterminer toute sa carrière. Il reste cinq ans comme commis de ferme à partir de 13 ans. Paris l’accueille à dix-huit comme terrassier. En suivant des cours du soir, il devient secrétaire à la mairie de Levallois-Perret, puis rédacteur. Ses week-ends, il les passe à chanter dans les fêtes organisées par les bretons de Paris.

À quarante-neuf ans, il est repéré par la maison de disques Festival. Treize disques suivront.

Dans les années 60, Théo crée un bagad « Avel-A-Benn » en 1954 à Saint-Denis et il participe aussi au tournage de deux films, dans lesquels il a un petit rôle. Il est ordonné barde par les druides, dans la forêt de Paimpont. Il meurt à 79 ans et est enterré dans le cimetière de Moustoir-Remungol.

Recherche d’ancêtres communs

Mon cousin éloigné m’avait alertée en me signalant que nos familles devaient avoir un lien de parenté.

genealogiefamille.

À partir de la réception de son acte de naissance, j’ai pu remonter sa généalogie. Et je peux désormais affirmer qu’il n’y a pas de lien direct entre nos deux familles. Ainsi, son arrière-arrière-grand-père s’appelle bien Guillaume Le Maguet, né à Pluméliau, comme le mien. Néanmoins, les dates sont différentes. Son Guillaume Le Maguet est né le 22 janvier 1706. Le mien est né le 7 mai 1815. Un siècle d’écart.

Commune de Pluméliau au XVIIIè siècle

Le point commun reste la commune de Pluméliau dans le Morbihan. Après, son aïeul a installé sa famille à Naizin, à quelques vingt-cinq kilomètres à l’est.

genealogiefamille
D’azur à l’épée haute d’argent garnie d’or, accompagnée de sept roses d’or aboutées et ordonnées en cercle et brochant sur la lame.

Pluméliau, juste avant la Révolution, dispose d’une école privée qui reçoit une cinquantaine d’élèves avec deux maîtres. On n’y enseignait qu’à lire et à écrire. La Révolution a eu des difficultés à s’imposer avec une population et des prêtres réfractaires. Après la Révolution, le nombre d’habitants est sensiblement le même qu’aujourd’hui. En 2016, 3 624 étaient recensés.

Les deux familles ont dû se croiser et même certainement devenir cousines à la mode de Bretagne.

Sources

Blog AR VOUSTOER

🧭 En généalogie, chaque personne compte !

💡 Conseil généalogique : Prendre le temps de faire l’arbre généalogique des différents protagonistes.

Famille Le Maguet

FILIATION

Que représentait une dot de 1 800 francs en 1888 ?

Dans les archives familiales, certains détails révèlent bien plus qu’il n’y paraît. En 1888, une de mes ancêtres, vivant à Pontivy dans le Morbihan, apportait une dot de 1 800 francs lors de son mariage. Que signifiait cette somme à l’époque ? Était-ce beaucoup ? Suffisant ? Que permettait-elle réellement ?

Une dot modeste, mais solide pour une famille bretonne

À la fin du XIXe siècle, Pontivy était une ville administrative et commerciale entourée d’un monde profondément rural, fait de petites exploitations agricoles et d’artisanat local. Dans ce contexte, 1 800 francs représentaient une somme sérieuse mais modeste, probablement le fruit de plusieurs années d’économies.

C’était l’équivalent d’un an de salaire d’un ouvrier qualifié, ou plusieurs mois de revenu pour un petit artisan ou fonctionnaire. Ce n’était pas une grande fortune, mais ce n’était pas négligeable non plus.

Ce que cette somme permettait à Pontivy en 1888

Dans le Morbihan de l’époque, on pouvait acheter :

  • Plusieurs hectares de terre agricole (jusqu’à 5 selon la qualité du sol).
  • Une ou deux vaches laitières, essentielles dans une économie paysanne.
  • Le mobilier complet d’un foyer (lit, table, vaisselle, armoire).
  • Un trousseau de linge et vêtements pour la mariée.
  • Éventuellement, un petit fonds de commerce ou de matériel artisanal, si le couple exerçait un métier manuel.

À Pontivy, chef-lieu de sous-préfecture, cette dot aurait donc suffi à lancer modestement un couple dans la vie active — que ce soit en milieu rural ou dans un petit atelier ou commerce urbain.

Une dot à la mesure d’un foyer modeste

Une dot de cette taille indique que la famille n’était ni riche ni indigente : plutôt issue de la petite paysannerie, de l’artisanat ou du petit commerce local. Elle montre une volonté claire de donner à la mariée les moyens d’une installation stable, sans faste, mais avec une base solide.

C’est bien différent des dots bourgeoises (souvent de 10 000 francs et plus) qui servaient à asseoir un statut social. Ici, il s’agissait avant tout de pragmatisme : donner un coup de pouce au jeune ménage pour s’installer et vivre dignement.

Source

Le contrat de mariage entre Jean-François LE MAGUET et Marie-Hélène JOUAN est établi le 15
février 1888 devant notaire.

🧭 En généalogie, chaque dot raconte une stratégie familiale

Les mentions de dot dans les actes de mariage ou notariés sont bien plus que des chiffres : ce sont des reflets économiques et sociaux précieux. Dans un lieu comme Pontivy en 1888, cela permet de comprendre :

  • le niveau de vie de la famille,
  • leur réseau local (rural ou urbain),
  • et les ambitions ou prudences familiales vis-à-vis du mariage.

💡 Conseil généalogique : Si vous trouvez la trace d’une dot dans les registres, cherchez aussi les actes notariés ou inventaires après décès : ils éclairent les possessions réelles et les choix économiques de vos ancêtres.

Famille Le Maguet

FILIATION