Grand-mère Eulalie Élisa

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Ma grand-mère paternelle

J’aime son prénom Eulalie. Est-ce qu’on l’appelait Élisa ou Eulalie comme mon père . Lui, il s’appelait Élie comme son propre père, Daniel comme son oncle et qui se faisait appeler Marcel par ses copains. Allez-vous y retrouver ?

Eulalie Élisa, je ne l’ai pas connue ou je ne m’en souviens plus.

Lorsque nait Eulalie Élisa, le 16 août 1878* à Lamastre en Ardèche, c’est son père qui vient faire la déclaration. Frédéric Juston est alors âgé de 32 ans. Il est propriétaire cultivateur au Fiol. C’est un lieu dit où même Google n’a jamais été, à 7 km du centre de Lamastre. Il abrite actuellement un élevage et une entreprise de maçonnerie. Autant dire, qu’en 1878, il devait y avoir juste les bâtiments d’une ferme.

Sa mère Mariette Eulalie Desjames, trente ans, est déclarée habitante avec son mari et de profession ménagère. Ce sont deux amis, habitants de Lamastre, un armurier et un menuisier qui certifient la déclaration.

Eulalie Élisa est la quatrième d’une fratrie de six.

Les listes de recensement avant 1911 n’ont jamais été versées aux Archives départementales, et sont très probablement détruites.

Élie Jean-Pierre A a trente ans lorsqu’il épouse Elisa le 14 juillet 1901* toujours à Lamastre. Lui est déclaré marchand de vins, elle domestique. Au moment du mariage, son père à lui, Jean-Pierre, est déclaré être tonnelier et sa mère, ménagère. Son père à elle est donc cultivateur et sa mère est aussi ménagère.

Donc, deux ans avant la naissance de mon père, la faillite de l’affaire d’Élie Jean-Pierre avec son négoce de vins est enregistrée. Une séparation de biens entre les époux est officialisée. Pourtant, le couple vit toujours ensemble. Mais Eulalie Élisa ne pourra plus rembourser les dettes de son mari.

J’ai deux photos et je ne sais si elles représentent ma grand-mère. En tout cas, je le suppose !

La première est notée prise en 1936. Elle a 58 ans. Veuve depuis 38 ans, elle n’a jamais cherché à se remarier. Ses neufs enfants sont tous élevés.

Sa fille aînée, Éline Élisa est mariée à Léon Henri Bos depuis dix ans. Odette Marie est mariée depuis 4 ans avec Joseph Foristier et vit à Lyon. Amélie-Victorine est mariée depuis avec Noël Favet et vit à Villeurbanne.

Son fils aîné, mon père, s’est marié depuis deux ans et réside à Boulogne-Billancourt. Son autre fils Paul-Henri a 25 ans. Sa dernière, Lucie, a 19 ans.

Il y a de la détermination douce dans son attitude. En tous cas, beaucoup de tendresse pour celui ou celle qui prend la photo. Elle n’a pas l’habitude d’être ainsi mise en avant. Aucune fioriture sur son vêtement, du noir de partout, de la tête aux pieds.

La photo semble être prise plus tard. Les cheveux blancs semblent s’échapper du chapeau. Les sabots montrent l’habitude de la campagne. Seul le tablier recouvre la tenus toujours de veuve.

Ma grand-mère est décédée le 20 avril 1962, quatre mois avant mon père. J’avais 6 ans et demi. Je me rappelle l’inquiétude de mon père prévenu qu’il devait descendre à Vernoux-en-Vivarais chez sa sœur Hélène.

Puis il était revenu un soir très tard. En le voyant entrer dans ce petit appartement du 92 route de la Reine, j’avais senti sa tristesse et son abattement.

Longtemps, j’ai rêvé qu’il revenait ainsi après sa propre mort et qu’il suffirait d’aller ouvrir la porte pour le retrouver.

Une confusion entre les deux événements, une sorte de biais cognitif.

Ici, la photo est prise devant le garage de Louis George Cuzin, le mari de Hélène, sœur de mon père, à Vernoux-en -Vivarais. Au premier plan, mon frère, Bernard, accueilli par Hélène après le divorce de mon père. Derrière lui, ses deux filles, Jeannine et Yvette. Ma grand-mère est derrière. A sa gauche, une de ses filles, soit Éline, Odette ou Amélie. Je ne sais pas !

  • à côté d’une date signifie que j’ai l’acte civil de référence.

Famille Agier

FILIATION

Frieda D. amoureuse

Frieda est née le 25 septembre 1905 à Boéourt, canton de Berne en Suisse.

Il semblerait qu’elle ait eu une sœur, Marthe née le 6 avril 1910 toujours à Boécourt, deux frères Ernest né le 4 mai 1917 et Christian né le 4 novembre 1919. Elle est déclarée enfant naturel, comme toute la fratrie. Sa mère s’appelle Élisabeth Dick née le 21 décembre 1879 à Grossaffolten, toujours en Suisse.

Extrait d’acte de naissance établi en octobre 1926, certainement pour demander son passeport.
À noter qu’ici, son nom s’écrit avec 3 lettres. Alors, que sur son passeport, il est écrit avec quatre lettres.
Tout le temps, la confusion perdurera.

Son père s’appellerait Benedict Dick né le 30 mars 1942 et sa mère Elisabeth Leiser née aussi à Grossaffolten.
Mes recherches en ligne ne donnent rien. Il y a beaucoup de Dick à Grossaffolten sans que je sois sûre de trouver Benedict, ni Elisabeth Leiser.

Mais tous ces éléments sont à vérifier…

En mars 1926, elle reçoit son passeport. Elle est majeure. Elle passe la frontière le 2 avril 1926, puis une autre fois le 30 octobre 1926 à Delle.
Vers décembre 1926, elle a constaté qu’elle était enceinte.

Avec un certain K. Jacob (ou Jakob), né le 16 avril 1899 à Lodz en Pologne, elle emménage au 41 rue de la Source à Nancy comme locataire du 19 juin 1926 jusqu’au 27 mai 1927. (Document transmis par les archives de la ville de Nancy)

Puis, ils ont déménagé à Mont-Saint- Martin, sans que je retrouve ni l’adresse ni de document. Pour rappel, les recensements s’établissent tous les 5 ans, soit le prochain en 1931. Et, les archives municipales n’ont rien.

Leur fils André naît le 27 août 1927 au 56 rue des 4 églises à Nancy (adresse actuelle de la Maison Hospitalière Saint Charles).

Pour voir, les relevés des entrées et sorties aux AD de Meurthe et Moselle, il faut les commander à l’avance. Je ne l’ai pas fait.

C’est une cuisinière Hélène Marie Schoumert, âgée de 68 ans, qui fait la déclaration. Frieda le reconnaît quinze jours plus tard. Et Jacob après à Mont-Saint-Martin.

On peut imaginer qu’41 rue de la source, vivait aussi Hélène Marie Schoumert. D’ailleurs, Frieda était déclarée serveuse. La pizzeria, actuellement à côté, on peut imaginer vu la configuration qu’en 1927, c’était aussi un restaurant ou un bar, où Frieda et Marie Hélène devaient travailler. En tout cas, les deux femmes sont suffisamment intimes pour que cela soit la cuisinière qui fasse la déclaration de naissance. La cuisinière était une femme célibataire dite Joséphine décédée à Nancy le 9 juin 1936.

Est-ce que c’est chez elle que Suzanne a été accueillie après la mort d’André. Aucune possibilité de le savoir, puisqu’aucun recensement n’a été effectué en 1929 ou 1930.

Ici l’Hospice Saint Charles- Les religieuses s’occupaient aussi d’enfants mis au dépôt (ou recueillis temporairement) dont les parents étaient incarcérés ou hospitalisés et qui risquaient de se retrouver à l’abandon. Est-ce que c’est ici que Suzanne a été accueillie ??? Seule une recherche aux AD de Meurthe et Moselle nous permettrait de le savoir. Seulement, les archives doivent être commandées quinze jours à l’avance, ce que je n’ai pu faire lorsque nous y sommes allés.
Reconnaissance de André par Jacob K – Ici apparaît sa signature. Il est déclaré domicilier Avenue de la Gare à Mont-Saint-Martin.

Au lieu de lire Klank, on peut lire Klant. Ce nom Klant existe au Pays-bas et un peu en Allemagne. Le nom Klank est très courant en Allemagne et un peu en Pologne. Et, de nombreux Klank ont émigré aux États-Unis à la fin du XIXè siècle, notamment à Chicago. D’autres Klank réussiront à émigrer dans les années sombres de 40. Évidemment, aucun ne correspond à ce K. J

Avenue de la Gare – Mont-Saint-Martin vers 1920

Je n’ai rien trouvé concernant leur résidence. (Les recensements se font tous les 5 ans en France, soit pour la période étudiée, 1926 et 1931)
Suzanne, naît le 18 avril 1929 à Longlaville. Jacob la reconnaît, elle porte son nom. Aux mairies de Longlaville et Mont-Saint-Martin, aucun étranger du nom de Klank n’a été enregistré. Aucune trace non plus de Frida D. Pourtant, tout étranger était obligé de s’enregistrer à son arrivée, puis tous les deux ans. Seulement, ce sont deux toutes petites villes qui doivent à l’époque être envahies de main-d’œuvre étrangère. Les archives transférées aux AD ne sont pas complètement dépouillées non plus. En tout cas, aucun dossier d’étranger ne porte son nom.

Acte de naissance de Suzanne – On reconnaît encore la signature de K.

Cinq mois plus tard, le 5 septembre 1929, André décède après un accident. Suzanne a cinq mois.

Divers articles paraissent dans la presse. Aux AD de Meurthe et Moselle, il y a aucun dossier d’accident de travail concernant cet accident. Rien non plus dans les minutes des tribunaux.

J’ai fait des recherches sur les noms des hommes présents lors de l’accident. Quelques fois l’adversité lie les hommes…Victor Prestat travaille aux usines de Chiers et habite à Lexy à 8 km de Longlaville. Le 8 février 1932, il s’est marié avec Delphine Marschall à Russange. À part l’accident, rien ne le relie après l’accident à Jacob.

Après l’accident

On peut imaginer que le couple s’est séparé.
Frieda a déposé à Paris le 19 octobre 1929 sa demande de prolongation de passeport jusqu’au 18 janvier 1930.
On dit que Suzanne fut déposée pendant un an ou a un an dans une institution. Pas de dossier d’enfant assisté ni à Paris, ni à Nancy.

Le drame contraint Frieda à suivre d’autres chemins. Jacob est resté jusqu’en 1931 à Longlaville où il habite un baraquement pour ouvriers. Mais, cela fera l’objet d’une autre chronique.

  • Acte de l’état civil officiel récupéré

Famille D

FILIATION

Bonjour tout le monde !

Ce blog est né de la question qui occupent tous généalogistes amateurs :

Comment faire partager sa passion pour, par exemple, Elisabeth Isabeau R. ?

Elle est née le 8 octobre 1691, 264 années avant moi, qui a passé toute sa vie à Désaignes en Ardèche. Elle s’est marié avec Jean-Jacques, le laboureur qui travaillait à la ferme, le 28 mai 1711. Elle a eu 6 enfants (dont deux filles).

Elle habitait avec ses parents au lieu dit Chantepoule. Sûrement qu’il devait y avoir des poules autour !

La date de son décès n’est pas connue…pas encore.

Comment retrouver et utiliser mes recherches ?

Impossible de chercher dans les fichiers de mon ordi ! Même moi je m’y perd …

…Dans mes cahiers

Dans mes porte-vues

Dans ma documentation (Attention, liste non exhaustive ! )

Dans les abonnements aux différentes archives visitées

Alors, l’idée de ce blog est né ! Fallait-il le rendre privé …

Précautions complétement inutiles lorsque je mettrais à jour les ascendants à plus de dix générations d’un grand-père d’une des branches sur laquelle j’ai travaillé. 🙂

Maintenant quelques précisions,

Un principe est à retenir en généalogie : ça évolue tout le temps ! De plus, on peut un jour dire le contraire de ce qu’on avait affirmé, un document venant renverser l’intuition qu’on avait émise.

En voici, d’autres :

La généalogie s’arrête quand on arrête de s’y pencher !

Rien n’est assuré pour l’éternité.

Des documents entassés dans un coin aux archives sont lus chaque jour et viennent compléter la connaissance d’une situation.

Etc…

Ce blog est une version non payante de WordPress, là où vagabondageautourdesoi.com sévit. Donc, il y aura des pubs, des photos qui mettront du temps à charger, des document limités, etc…

Aussi, compréhension 🙂

Excuses demandées aussi pour les fautes, les erreurs de syntaxe, la lourdeur du style, etc…

8 octobre 2022