La vie de Léon Salem de 1933 à 1939

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Porte de Vanves -1933

Ou chronique ordinaire des années noires


🌳Évolution historique

En arrivant en France en 1911, Léon est considéré comme ottoman. Salonique était la seconde ville de Turquie. La France et l’Empire ottoman ont des relations centenaires. Léon, malgré son statut d’émigré est protégé par les réseaux de l’Alliance Israélite Universelle, qualifiée par la Sûreté nationale comme « œuvre de propagande de la France à l’étranger« . Il n’a pas besoin de visa complexe, mais il est un « Oriental » aux yeux de l’administration.

Alliance Israélite Universelle

Lorsque Salonique devient une ville grecque en 1912, Léon aurait pu prendre la nationalité hellénique. Le fait qu’en 1935, il soit encore considéré comme Ottoman prouve qu’il ne l’a pas fait. Pendant la Première Guerre mondiale, son statut devient précaire, d’où les dossiers de 1917 et de 1918, retrouvés aux Archives nationales montrant des sauf-conduits à demander pour chaque voyage et sortie du territoire. Car, la Turquie est ennemie de la France.

Avec la loi de 1927 qui facilite énormément la naturalisation en réduisant le délai de résidence à 3 ans (au lieu de 10), Léon pouvait demander une naturalisation. Mais, il ne le fait pas.

La crise de 29 finit par arrivée en France et en 1932, la loi dite Protection du travail national introduit des quotas d’étrangers dans les entreprises. De plus, la montée de la xénophobie et de l’antisémitisme dans les années 30 rend le statut social des Ottomans plus précaire, même s’ils possèdent des papiers en règle.

🗃️Le Fichier dit de Moscou

C’est grâce à la surveillance organisée par la Sûreté nationale selon les préconisations de la direction de la surveillance des étrangers que les éléments suivants nous sont connus. En effet, Léon a fait l’objet d’une surveillance de 1933 à 1939 comme l’attestent les enquêtes retrouvées aux Archives nationales de Pierrefitte contenues dans le dossier dit Fichier dit de Moscou.

Le sauf-conduit, malgré les contraintes, était idéal. Il lui permettait de garder son passeport d’origine (et donc ses droits en Orient) tout en ayant la garantie de la France qu’il pouvait revenir. C’est le statut typique de l’élite nomade de l’époque.

🌿Demande de Sauf-conduit

En 1935, Léon, identifié de nationalité ottomane, demande un titre d’identité et de voyage. Un article de L’Intransigeant du 11 janvier signale que Lionel Salem est pressenti pour jouer dans le film Jésus de Nazareth en deux versions (italienne et française). Le film qui n’a pas été réalisé.

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Il prouve qu’il n’est pas turc en produisant une lettre du consulat grec de Paris, déclarant qu’il est impossible aux autorités ottomanes de le reconnaître comme citoyen turc. Les différentes instances le lui accordent après enquête de moralité.

🖋️Précarité ?

Après la faillite de Tourisme et Industrie, Léon s’inscrit au chômage. En 1931, être au chômage permet surtout d’être reconnu officiellement comme sans emploi. Cela donne accès à des secours publics (aides municipales, parfois allocations modestes), à des travaux de secours organisés par la commune, et aux bureaux de placement pour retrouver un emploi.

Ce n’est pas une assurance chômage généralisée, mais un filet d’assistance limitée, souvent conditionnée et insuffisante face à la crise. Il en est radié le 27 décembre 1932, après la décision d’une commission paritaire locale, ayant été signalée touchant irrégulièrement ses allocations.

La crise économique aggrave la xénophobie : les étrangers sont accusés de prendre le travail des Français, et les Juifs sont particulièrement visés par des préjugés antisémites de plus en plus visibles. Même si Paris reste un lieu de relative liberté comparé à l’Europe centrale ou orientale, la vie est marquée par l’insécurité matérielle, la surveillance administrative et la crainte d’expulsion ou de marginalisation.

La faillite ne semble pas n’être qu’un revers commercial, mais une véritable mort professionnelle qui le pousse vers les aides publiques. L’inscription au chômage indique qu‘il n’avait pas de réserves financières suffisantes après l’achat de l’entreprise des Batignolles. Et même que cette entreprise n’existe plus.

La commission paritaire est une instance composée de représentants des employeurs et des salariés. Cette radiation suggère une enquête ou une dénonciation (d’où l’emploi du mot signaler). Cela le place dans une situation d’illégalité ou, au moins, de conflit avec l’État dès 1932. En tout cas, Léon devait travailler « au noir » comme commissionnaire ou d’intermédiaire non déclaré ou traducteur, comme il se qualifie peu après.

🖋️ Indésirable ?

Sa nouvelle carte d’identité n° 327563 est délivrée le 7 juillet 1930. Une demande de refoulement est déposée le 15 mars 1933. La démarche de la Ligue des droits de l’homme (LDH) auprès du ministère de l’Intérieur lui permet d’être autorisé à séjourner jusqu’au 31 mai 1933 par note du 30 mars.

En 1932, la loi protégeant la main-d’œuvre nationale est votée. On veut chasser les étrangers pour « libérer » des emplois. Mars 1933 marque aussi l’arrivée au pouvoir de Hitler. Ce climat antisémite et xénophobe commence à infuser les administrations préfectorales.

Que la LDH doive intervenir auprès du ministère de l’Intérieur montre que le cas est devenu « politique ». Obtenir un séjour jusqu’au 31 mai 1933 (seulement deux mois de répit) montre l’inflexibilité du ministère. Léon Salem vit avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Mais, il peut compter sur des appuis solides !

Seulement la note datant du 8 mai 1933, retrouvée dans le fichier « dit de Moscou », qui a déclenché la seconde enquête de la Sûreté nationale, ne vient pas répondre à cette mesure d’expulsion, mais à une demande particulière du ministère de l’Intérieur.

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Enquête pour obtenir les Palmes académiques

Les conclusions, bien que pointant l’honorabilité de Léon, ne lui permettront pas de les recevoir.

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L’enquête de 1935 apporte des précisions importantes. La mesure de refoulement avait été prise pour renouvellement tardif de la carte d’identité et non-paiement des indemnités qu’il avait encourues. La production d’un certificat de travail visé favorablement par le service de la main-d’œuvre étrangère lève le contentieux. Ce certificat devait affirmer que Léon était un traducteur.

📚Traducteur

Dans les années 30, avec l’arrivée du cinéma parlant, le besoin de traducteurs pour le doublage et les sous-titres était immense. C’est peut-être ainsi qu’il a maintenu un lien avec le milieu du cinéma tout en restant officiellement « traducteur » pour l’administration.

De plus, se déclarer traducteur (profession libérale/intellectuelle) était souvent une stratégie pour les étrangers en sursis afin de justifier de revenus sans avoir besoin d’une carte de commerçant ou d’un contrat de travail industriel, plus strictement contrôlés.

Seulement, là encore, l’enquête de la Sûreté en 1935 renseigne plus précisément sur ses activités de traducteur, puisqu’il travaille chez « M. Le Perrin », député de la Nièvre, pour un salaire de 1000 F.

Émile Périn (1892-1965) était un homme politique français, maire de Nevers de 1925 à 1935 et député de la Nièvre de 1932 à 1936 (puis réélu en 1936) sous l’étiquette d’Union de la gauche (groupe Unité ouvrière puis Parti d’unité prolétarienne au Parlement). Voir Wikipédia

Sur le plan parlementaire, il s’est fait connaître par :

  • son engagement social, en particulier la lutte contre le chômage et la défense des travailleurs. Assemblée nationale
  • des propositions législatives sur les caisses de chômage municipales, l’aide aux travailleurs saisonniers, l’amélioration de la sécurité routière, et l’éclairage des grandes routes. Assemblée nationale
  • son implication dans des questions variées, dont les transports et les communications. Assemblée nationale

Il a aussi participé à l’élan du Front populaire lors des élections de 1936 et a été actif sur les thèmes du mieux-être social et de l’entente européenne dans sa campagne. Assemblée nationale

À l’époque, il est rémunéré comme employé du député, une fonction probablement polyvalente (secrétariat, rédaction, documentation). Elle recouvre vraisemblablement aussi des tâches de traduction et de traitement de documentation politique étrangère. Le salaire correspond à une rémunération normale pour un travail modeste mais réel, compatible avec un emploi régulier à temps partiel ou quasi plein.

Et toujours acteur de second ordre

– 🎬Golgotha (1935) de Julien Duvivier

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Car, en 1935, Léon apparaît encore dans un film de Duvivier, « Golgotha ». C’est une fresque historique et religieuse monumentale qui retrace la Semaine sainte, de l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem jusqu’à sa Crucifixion. Le film est resté célèbre pour son réalisme, sa mise en scène grandiose et son casting prestigieux (notamment Robert Le Vigan en Jésus et Jean Gabin en Ponce Pilate).

Dans cette production, Léon interprète le rôle de Simon de Cyrène. Il est l’homme réquisitionné par les soldats romains pour aider Jésus à porter sa croix sur le chemin du Calvaire.

– 🎬Thérèse Martin (1938) de Maurice de Canonge

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C’est un retour symbolique pour lui. Il avait déjà joué dans la version de 1929 réalisée par Duvivier (La Vie miraculeuse de Thérèse Martin), où il tenait le rôle important de Louis Martin (le père de la sainte). En 1938, il participe à cette nouvelle version parlante. Bien que son rôle y soit plus secondaire, sa présence souligne sa spécialisation dans les fresques religieuses ou historiques de l’époque.

– 🎬L’Enfer des anges (1939) de Christian-Jaque

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C’est sa dernière apparition à l’écran. Il y interprète un personnage nommé « Le Rouquin ». C’est un drame social très noir sur l’enfance maltraitée et les bas-fonds de Paris. Tourné en 1939, le film a été censuré et n’est sorti qu’en 1941.

Le projet de L’Enfer des anges est né de la stupéfaction qu’éprouva Christian-Jaque, réalisateur des Disparus de Saint-Agil et de nombreuses comédies, lors de sa découverte de la zone de Saint-Ouen. Une image l’avait alors particulièrement frappé : celle d’habitants miséreux lui refusant l’accès à leur quartier. La Cinémathèque

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Christian-Jaque

Tourné en 1939, le film, sélectionné pour le premier Festival de Cannes, est censuré par le gouvernement Daladier car soupçonné d’idéologie communiste. Il sort en 1941, récupéré par la politique vichyste qui y voit une illustration de la « France d’avant ». La Cinémathèque

Commissionnaire, traducteur et acteur, le trois en un !

Pendant presque dix ans, Léon, sous le pseudo de Lionel, passe de « vedette » à acteur de second rôle, mais ne quitte pas les studios. Il a toujours travaillé aussi parallèlement, prouvant ainsi qu’il n’a jamais été dupe. Il savait qu’à son âge, il ne pourrait pas prétendre à une carrière de premier ordre. Fréquenter le milieu cinématographique était une manière de vivre plus intensément sa passion pour le cinéma. Depuis ses articles dans le Journal de Salonique souligné par Jean-Charles Reynaud aux films de Duvivier, Léon prouve sa passion pour le cinéma et le réseau solide dont il fait partie, dans l’ombre, mais toujours soutenant.

⚖️⚠️ D’un cadre répressif et xénophobe à un antisémitisme légal, systématique et persécuteur

Gouvernement Daladier (1938-1940)
Avant Vichy, la IIIᵉ République adopte déjà des mesures discriminatoires contre les Juifs étrangers : décrets-lois de 1938 durcissant le droit d’asile, révision et retrait de naturalisations (1938-1939), puis à partir de septembre 1939 internement administratif des étrangers « indésirables » ou ressortissants de pays ennemis, parmi lesquels de nombreux Juifs, dans des camps comme Gurs. Il ne s’agit pas encore d’une politique raciale d’État, mais d’une exclusion administrative et sécuritaire.

⛓️Régime de Vichy (1940-1944)
Vichy instaure une politique antisémite d’État, autonome puis aggravée sous pression allemande. À la suite de l’ordonnance allemande du 3 octobre 1940, Léon se fait recenser comme « Juif » auprès de la préfecture. Il lui est interdit de travailler officiellement comme traducteur ou comme acteur. Aryanisation économique (spoliation des biens, 1941). Recensement, port de l’étoile (zone occupée, 1942)

Internement des Juifs étrangers (4 octobre 1940). C’est certainement à cette époque que Léon déménage. Il quitte le 55 rue des Petites Écuries, trop connu, trop exposé, pour occuper un appartement plus modeste au 23 rue Jansen dans le 19ᵉ. Il se dit traducteur.

Le régime de Vichy publie les noms de francs-maçons pour désigner des ennemis intérieurs, légitimer sa Révolution nationale et exclure durablement des individus de la vie publique. Le nom de Léon Salem (ou Lionel Salem) apparaît dans le Journal Officiel de l’État français du samedi 27 septembre 1941. Léon est membre de la Grande Loge de France (loge Thebah). Il est à noter qu’Ascher Salem (avocat à Issy-les-Moulineaux) était aussi Franc-maçon.

Asher Salem, peut-être le frère de Léon

👉 La publication des noms n’est pas un simple recensement : c’est un outil politique de persécution, destiné à désigner, exclure et discréditer un groupe identifié comme ennemi du nouvel ordre vichyste. Mais, attention, inscrit sur les listes publiées par le régime de Vichy atteste moins d’une activité maçonnique vérifiée que de son identification comme tel par l’appareil répressif.

En conclusion, Léon est ciblé par Vichy à la fois pour ses origines et pour son appartenance maçonnique, ce qui accélère les procédures de surveillance.

La Loge Thebah

Fondée en 1901, cette loge porte le titre distinctif de Thebah (« l’Arche » en hébreu).
Selon Jean-Pierre Lassalle, le recrutement de la Loge Thebah « était sélectif et l’on y trouvait nombre d’esprits originaux, à la fois tournés vers la tradition et ouverts aux novateurs » (Lassalle, 2000, 89).

L´un des fondateurs de la loge maçonnique Thébah de la Grande Loge de France fut Pierre Deullin, qui était par ailleurs un membre du Mouvement cosmique créé par Max Théon (1848-1927), courant ésotérique juif et plus précisément kabbalistique qui constituera en France une véritable tradition représentée également en Inde par la Mère de Pondichéry, Sri Aurobindo et Satprem.

Il faudrait encore plus de temps pour comprendre ce que Léon a trouvé dans cette loge, si particulière, qui attira, après la Seconde Guerre mondiale, nombre de surréalistes, comme le premier d’entre eux, André Breton.


🧭 En généalogie-Source

🔎 Le Fichier dit de Moscou : une mine généalogique

Le Fichier dit de Moscou (parfois appelé Archives de Moscou ou Fonds de Moscou) est un ensemble de documents d’une importance capitale pour la généalogie française.

📜 Qu’est-ce que c’est ?

C’est une collection d’archives françaises qui a été saisie par les troupes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale et qui a fini par être transférée à Moscou, en Union soviétique (aujourd’hui Russie), après la défaite du Reich.

👨‍👩‍👧‍👦 Où les consulter ?

Grâce à des accords entre la France et la Russie, une grande partie du fonds a été microfilmée et est désormais consultable en France.

  • Le Service historique de la Défense (SHD) à Vincennes possède une copie importante de ces microfilms, notamment pour les archives nobles et familiales.
  • Les Archives nationales détiennent également une partie de la collection.

🧭 En généalogie-Source (suite)

Archives Nationales de Pierrefitte

Le fonds de Moscou – Revue française de généalogie

Émile Perin – Wikipédia

M. J. Lesage

💡 Conseils généalogiques :

Attente des réponses. 🧩

Famille saloniquiste

Klank Jacob

Ou l’itinéraire d’un « Juif polonais » en France

Retouchée avec IA

À Łódź en Pologne.

Seulement, bien que la date de naissance apparaisse sur au moins quatre documents officiels (deux actes de naissance, une fiche de travail et des articles de journaux après enquête de gendarmerie), aucun acte de naissance n’a été retrouvé à Lodz. Pire, aucun adulte susceptible d’être l’un de ses parents n’est enregistré à Lodz. Trois personnes avec un nom de famille identique sont déclarées célibataires.

Autre particularité, sur le site Polskie Towarzystwo Genealogiczne , association de généalogie polonaise qui fait autorité, aucun homme avec ce nom et prénom n’est enregistré dans toute la Pologne avec cette date de naissance !

Sur le site de référence JewishGen , quatorze personnes portent ce nom, sans qu’il y ait correspondance complète. Et, ainsi de suite …

De plus, le Cercle de généalogie juive , précise la multitude d’écritures d’un même patronyme et l’imprécision des dates (en Pologne, cohabitent les dates du calendrier julien (calendrier orthodoxe, officiel en Russie et ses protectorats jusqu’en 1918).

Ce qui semblait un élément fiable est peut-être celui le plus variable !

Jacob dépose une demande de carte d’identité à Saint-Chamond, dans l’arrondissement de Saint-Étienne dans le département de la Loire. Il obtient un récépissé. Sa demande est déposée à la fois au commissariat et à la mairie. Il habite à Saint-Chamond dans les baraquements.

Jacob demande un sauf-conduit pour se rendre à Decazeville dans l’Aveyron. L’adresse est illisible.

Jacob a acquis un sauf-conduit pour se rendre à Moliens dans l’Oise.

Jacob a acquis un sauf-conduit pour se rendre rue Letort dans le 18ᵉ arrondissement de Paris.

En gare de Sarreguemines, à 6 h 22, à la descente d’un train venant de Sarrebruck, Jacob est arrêté avec deux hommes de nationalité russe.

Ils disent venir de Hambourg. Au commissariat, les hommes se déclarent stewards et disent s’être embarqués au Havre sur un bateau américain.

Rien de suspect n’est constaté sur eux et dans leurs affaires. Ils ont été refoulés en Allemagne. Seulement, on leur confisque leurs papiers, ce qui n’était plus nécessaire depuis novembre 1920.

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Jacob entre au service des Aciéries de Lorraine et en sort trois jours plus tard. Il est probable que la fiche ne fut actualisée à chaque contrat. Néanmoins, elle signale de nombreux contrats à durée limitée.

L’adresse apposée le signale à Longlaville au 964 rue du Luxembourg, dans les baraquements pour employés des mines. Ce n’est certainement pas son adresse d’arrivée, puisqu’à sa sortie définitive de ce travail il sera recensé à la même adresse en 1931.

(Attention, le dernier chiffre de l’année est assez illisible, mais ce n’est pas 6)

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Certificat de location au 41 rue de la Source Nancy

Jacob est déclaré vivre à Nancy à cette date. Il a loué une chambre, ou un appartement, au 41 rue de la Source à Nancy en Meurthe-et-Moselle. Il est déclaré machiniste. Le nom du (ou des) propriétaire(s) n’est pas indiqué. Dans cette colonne, on reconnaît Mont-Saint-Martin en Meurthe-et-Moselle.

Sur sa fiche de travail, Jacob est déclaré travailler chez Romagne (Romagné, actuellement entreprise de maçonnerie) à Mont-Saint-Martin jusqu’en janvier 1929.

Jacob rentre à l’Aciérie à Longlaville et il en sort le 10 janvier 1028. Le nom de l’entreprise n’est pas lisible.

André Dick naît à cette date*, déclarée par une cuisinière, Hélène Marie Schoumert.

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Frida a donc accouché dans l’actuelle maison hospitalière Saint Charles au 56 rue des quatre églises à Nancy. Frieda est déclarée cuisinière, en résidence au 41 rue de la Source à Nancy, mais domiciliée à Boécourt en Suisse.

Le 14 septembre 1927, Frieda le reconnaît.

Le 21 septembre 1927, Jacob le reconnaît à Mont-Saint-Martin en Meurthe-et-Moselle. Il est dit qu’il habite rue de la Gare à Mont-Saint-Martin. (N’a pas été trouvé au recensement de 1926)

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Reconnaissance

Jacob est réengagé aux Aciéries, même nom que l’entreprise précédente. Il en sortira le 13 juin 1932 licencié.

Suzanne naît à Longlaville* à 6 h. C’est Jacob qui fait la déclaration à la mairie de Longlaville. Il est déclaré machiniste et Frieda, sans profession. Ils sont déclarés être domiciliés à Longlaville, sans que l’adresse exacte soit mentionnée.

À 17 h*, le petit André décède. L’enfant a échappé à la surveillance de son père, en train de faire la sieste dans un champ. L’enfant jouait sur les rails et s’est fait écraser.

Plusieurs journaux relateront l’accident horrible avec la description des blessures (L’Est républicain). Douze heures après l’accident, il décédera à l’hôpital de Mont-Saint-Martin. La déclaration de décès est faite par un économe, certainement des usines de la Chiers, responsable de l’accident. Jacob a 30 ans, Frieda 24 ans.

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Recherches faites à la Gendarmerie, et minute du tribunal pour savoir s’il y avait enquête ou dossier d’indemnisation AT négatives. La sépulture d’André est sûrement au cimetière d’Herserange. Le contact a été pris mais impossibilité d’être certaine.

Jacob est recensé dans un baraquement des ouvriers à Longlaville au 197.

Jacob est licencié de l’entreprise qui l’a engagé précédemment.

Jacob est signalé machiniste à Mont-Saint-Martin

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Le Petit Marnais – 23 décembre 1932

Un article de journal le signale, sans papier, à Esnouveaux dans la Haute-Marne, employé dans une ferme.

Plus de trace de Jacob

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Sa signature
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Légende

*Acte état civil archivé

Source

Guide de généalogie en Pologne

Polskie Towarzystwo Genealogiczne : Association de généalogie polonaise

Jewish Gen Organisation à but non lucratif fondée en 1987 en tant que ressource électronique internationale pour la généalogie juive.

Cercle de généalogie juive Première association française de généalogie juive.

Famille Klank

FILIATION