Francis Le Maguet, grand-père cuisinier

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Francis est né en Bretagne, encore largement rurale, le 23 mars 1890. Ses deux parents sont déclarés commerçants, lui comme receveur buraliste, réservé aux anciens combattants ou victimes de guerre. Il était donc commerçant qui vendait du tabac, monopole d’État, et qui perçoit des taxes sur les alcools et leurs transports.


🧀Monter à Paris

Francis appartient à la génération des jeunes hommes issus du monde paysan qui quittent leur région au tournant du XXᵉ siècle pour chercher du travail en ville.

Son installation à Paris avant 1911, comme crémier, s’inscrit dans un mouvement migratoire breton bien documenté. La crémerie constitue un débouché professionnel accessible et relativement stable.

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Boutiques parisiennes. Laiterie, crèmerie, glacier. Laiterie modèle, Maison A. Joyet, 12, place Péreire et 114, avenue de Villiers. Paris (XVIIème arr.). Carte-photo au gélatino bromure d’argent. 1911-1915. Bibliothèque historique de la Ville de Paris.

Le document qui en atteste est l’arrêté de mariage de son frère Eugène pour lequel il est témoin.

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🧑‍🍳 Cuisinier

Son passage de la crémerie à la cuisine témoigne d’une ascension par le travail, sans formation scolaire spécifique certainement, reposant sur l’apprentissage pratique et les recommandations. Rien concernant son engagement ou non durant la Première Guerre mondiale. Je n’arrive pas à retrouver sa fiche matricule qui devrait attester de son service militaire.

C’est probablement dans ce cercle de Bretons de Paris qu’il rencontre Victor Jules Alexandre Lallement.


🍲Victor Jules Alexandre Lallement

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Trouvé dans l’Annuaire des Bretons de Paris

Cet homme était déjà cuisinier. Peut-être, est-ce lui qui a initié Francis à son métier. Ainsi, devenu cuisinier dans l’hôtellerie de province après la Première Guerre mondiale, il accède au statut d’ouvrier qualifié, régulier et respecté. C’est sûrement lui qui lui a appris que l’hôtel du Renard cherché un cuisinier. Jules était déjà hôtelier à Châlons.

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Victor Lallement est témoin au mariage de Francis et Julie.

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🍽️ Suite pour Francis

🍳Le mariage le 24 avril 1920 avec une employée d’hôtel et la mobilité géographique du couple (Châlons-en-Champagne, puis Lille lors de la naissance de son fils Hyacinthe le 15 août 1921) illustrent les réalités du secteur hôtelier de l’époque, où vie professionnelle et vie familiale sont étroitement liées.

📖Francis appartient ainsi à une petite classe laborieuse stable, située au-dessus du monde agricole et du travail journalier, sans pour autant accéder aux catégories commerçantes ou notables.

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Un hôtel d’Angleterre dans le Finistère


👨‍👩‍👧‍👦 (De retour dans la Marne, à Sermaize-les-Bains, pays de sa femme, il est toujours cuisinier lors de la naissance de sa première fille, Geneviève, le 29 mars 1927, ainsi que de sa seconde Françoise le 22 avril 1928. Julie est devenue une femme au foyer.

👭Lorsque sa femme tombe malade et meurt le 19 février 1935, il est cuisinier à Paris. Il décède le 9 juin 1937 à la Salpêtrière.

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🏘️

🌳 Généalogie (aide de IA)

Archives départementales du Morbihan- Etat civil

Archives de Paris

💡

 Conseil généalogique : 

Ne jamais oublier WIKIPEDIA pour trouver des informations.

Famille bretonne

Famille Le Maguet

FILIATION

La fratrie Le Maguet ?

Cette photographie représente un portrait de groupe classique en studio, probablement une fratrie ou un couple avec un frère. La position centrale de la femme, assise sur une chaise de style « Napoléon III » ou de jardin, est typique des portraits de famille de cette époque. On devine un arrière-plan peint, les colonnes en arrière-plan, et des fleurs sur la gauche, des éléments de mise en scène standard pour donner un aspect élégant et solennel comme la finesse de la chaise travaillée.


Les hommes portent des costumes trois-pièces avec des vestes à revers étroits. On remarque des détails soignés : pochettes blanches, cravates sombres sur cols rigides, et l’homme à droite porte une moustache bien taillée, très en vogue vers 1905. Le jeune homme à gauche a un regard très intense, presque moderne, tandis que l’homme à droite porte la moustache avec beaucoup de prestance. L’habillement fait penser aux annes Belle-époque (1912-1914)

La femme porte une robe sombre très structurée, avec un col montant et un chapeau volumineux (style « Belle Époque »). Sa posture est très droite, caractéristique du corsetage de l’époque. On distingue mieux la dentelle du plastron de la jeune femme et les fleurs (boutonnières) épinglées sur les vestes des hommes, ce qui suggère une occasion spéciale, peut-être une fête de famille importante.

Les bords irréguliers de la photographie et l’usure suggèrent un tirage sur papier albuminé ou argentique d’époque, collé sur un carton aujourd’hui disparu ou découpé.

Ce portrait est un magnifique témoignage de l’élégance du début du XXᵉ siècle. Je suppose que Francis et Eugène Le Maguet, mon grand-père et mon grand-oncle, sont avec leur sœur, Caroline Désirée Jeanne Marguerite, à moins que cela soit la femme d’Eugène, Françoise Robinot.

Photo retouchée par IA

Seulement,  le doute est toujours permis. Car, il s’agit peut-être d’une photo officielle d’un mariage entre l’homme de droite et la femme.

La boutonnière portée par les deux hommes pourrait en témoigner.  La photo fut certainement prise peu avant la première guerre mondiale,  soit vers 1912/1914.

En vérifiant la date du mariage d’Eugène (13 juillet 1911), voilà une énigme résolue :

Cette photo témoigne officiellement du mariage d’Eugène et de Françoise avec Francis, mon grand père comme témoin d’honneur ou  » garçon d’honneur  » comme on disait dans le temps.

Sur la photographie,  Francis semble avoir à peu près vingt-cinq ans. Il porte « beau » d’une élégance soignée,  assez sûr de son charme.

Est-ce que tout ceci edt invention.  En l’absence de preuve contraire, j’aime y croire !

Famille Le Maguet

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