Le Maguet Jean-François (1842-1894) – De Pluméliau à Locminé

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Le 19 mars 1842, naît le premier fils de Guillaume Le Maguet et de Perrine Guyot, Jean-François. Les deux témoins sont laboureurs dont le premier est le père de Guillaume. Jean-François (1842-1894) est le père d’Ulrich-André, le grand-père de mon cousin.

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À 22 ans, Jean-François est cultivateur selon l’acte de mariage de Jean-Louis Le Strat et Marie-Louise Le Maguet, sa sœur, en février 1865, (Pluméliau), Pluméliau-Bieuzy, Morbihan.

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Chapelle Saint-Nicodème, commune de Pluméliau (56).

À 27 ans, il est toujours cultivateur selon l’acte de naissance de Marie-Anne Le Maguet, en février 1870, à Moustoir-Remungol.

À 28 ans, il est toujours cultivateur selon l’acte de décès de Jacques Clèquin, en mars 1870, (Moustoir-Remungol).

À 36 ans, il est encore cultivateur selon l’acte de décès de Georges Le Strat, en avril 1878, (Moustoir-Remungol).

À 44 ans, il est receveur buraliste selon l’acte de décès de Mathurine Cléquin, en janvier 1887, Pontivy.


🗂️Devenir buraliste en 1880

Le receveur buraliste est une personne préposée à un bureau de paiement, de distribution, de recette. C’est un agent subalterne des contributions. J’ai demandé aux archives départementales mon dossier. Je doute d’un retour !

En 1880, la vente du tabac est un monopole d’État en France, gérée par l’administration des Contributions indirectes. Le métier de buraliste-receveur (ou plus communément appelé débitant de tabac à l’époque) n’était pas une activité de commerce libre, mais une fonction publique concédée.

1. Le statut de gérant Concessionnaire – Le buraliste n’était pas propriétaire de son stock de tabac (qui appartenait à l’État), mais un gérant concessionnaire (souvent appelé « titulaire de débit » ou « receveur buraliste ») nommé par l’Administration.

2. Procédure de nomination (décret de 1873) La nomination était strictement réglementée, notamment par un décret important du 28 novembre 1873 (modifié ensuite en 1884).

  • Candidature et classement :la demande devait être adressée au ministre des Finances (via l’administration des Contributions indirectes). Les candidatures étaient classées selon des catégories bien définies pour garantir l’équité et lutter contre l’arbitraire.
  • Profil privilégié : le poste, considéré comme assez rémunérateur, était généralement confié à des personnes jugées méritantes par l’État. Celles-ci incluaient :
    • Anciens militaires (des sous-officiers ou brigadiers à la retraite).
    • Leurs femmes ou veuves.
    • D’anciens fonctionnaires.
    • Des personnes ayant accompli des actes de courage ou de dévouement dans un intérêt public.
  • Conditions de moralité : le candidat devait absolument :
    • Être de nationalité française (ou, du moins, la nationalité était implicite par l’appartenance à l’administration pour les titulaires).
    • Jouir de ses droits civiques.
    • Avoir une bonne moralité et une probité irréprochable (un casier judiciaire vierge était impératif). L’autorité municipale (le maire) attestait de cette bonne moralité, de la situation familiale et des moyens de subsistance du pétitionnaire.

3. Les différences de Rémunération – Il existait deux types de personnes concernées dans la vente : titulaire du débit (le buraliste receveur nommé, qui touchait une redevance fixe de l’État). Le gérant (celui qui exploitait le commerce au quotidien, généralement le titulaire lui-même, qui percevait les bénéfices réels de la vente). En 1880, le poste était une concession de service public et non une simple ouverture de commerce. C’était un moyen pour l’État de récompenser le service rendu à la nation ou de pourvoir aux besoins de familles méritantes.

Il se marie avec Mathurine Cleguin. Leur date de mariage n’est pas encore trouvée.

🗂️Fonder une famille


Voici l’acte de naissance de Mathurine, sa première femme :

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Il se marie avec Mathurine Cleguin. Leur date de mariage n’est pas encore trouvée. Ils auront deux enfants.


Jean-François Mathurin Le Maguet, fils de Jean-François
Il naît le 10 mai 1874.

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En octobre 1907, il réside à Locminé, 56117, Morbihan, et devient préposé d’octroi. Celui-ci était le receveur assermenté. En 1907, le préposé d’octroi était l’agent en uniforme posté à la porte de la ville pour percevoir les taxes municipales sur les produits entrants,

🗂️Le préposé d’octroi était l’employé assermenté chargé de :

  • Contrôler les charrettes, les voitures et les personnes traversant les barrières d’octroi (les limites physiques de la taxation de la ville).
  • Évaluer les marchandises et percevoir la taxe correspondante selon le tarif municipal en vigueur.
  • Lutter contre la fraude (la contrebande), qui consistait à introduire des marchandises dans la ville sans payer l’impôt.

Ces versements assuraient ainsi une source de revenus essentielle pour le budget de la commune (financement des hospices, des secours à domicile, des infrastructures, etc.). C’est la réforme fiscale de 1948 qui abolit irrévocablement les octrois.

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Fiche matricule

Ce que nous apprend sa fiche matricule : Il est déjà commis de perception. Ses cheveux sont roux et ses yeux sont gris et mesure 1,66 m. Tout d’abord dispensé pour aîné d’orphelins, il est incorporé dans un régiment d’infanterie en 1895 comme soldat seconde classe. Il en sortira avec un certificat de bonne conduite.

Ses deux parents sont décédés lors de son incorporation.


Jean-François Mathurin se marie le 17 mai 1897 à Locminé avec Marie Julienne Mezo, qui se dit aubergiste et semble avoir hérité de ses parents, déclarés cabaretier. (voir son acte de naissance)

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Nizon, Finistère un mariage bas-breton
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Acte de mariage
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Acte de naissance de Marie Julienne Mezo


Joseph-Marie Le Maguet, fils de Jean-François


Il naît le 20 janvier 1878 à Moustoir-Remungol, second garçon de Jean-François et Mathurine

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Acte de naissance de Joseph-Marie
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Extrait de la fiche matricule de Joseph Marie


Ce que nous apprend sa fiche matricule : il est mécanicien. Il est blond aux yeux bleus et mesure 1m 70. Après incorporation, il est réformé pour faiblesse générale et palpitations.

Il se marie le 7 octobre 1907 à Locminé avec Cécile Marie Louise Guillo (née le 25 nov. 1884 Theix, 56251 – décédée le 29 septembre 1923 à Locminé, à l’âge de 38 ans ). Lui était serrurier et elle, commerçante. Joseph et Cécile eurent trois enfants :

– Jean Le Maguet (né le 9 juillet 1908 – Locminé – Décédé le 30 août 1910 – Locminé, à l’âge de 2 ans)

– Cécile Marie Le Maguet (née le 12 juin 1910 – Locminé- Décédée le 17 avril 1941 – Josselin, à l’âge de 30 ans)

– Jean-Marie Antoine Le Maguet (né le 12 mars 1913 – Locminé – Décédé le 15 janvier 1917 – Locminé, à l’âge de 3 ans)

Joseph-Marie est décédé le 15 septembre 1918 – Locminé, à l’âge de 40 ans.

Mathurine décède le 4 janvier 1887 à Pontivy. Jean-François se remarie avec Marie-Julienne Jouan née le 24 novembre 1952 à Mur-de-Bretagne.

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Chapelle Saint-Nicodème de Pluméliau (Morbihan, France), maison accolée au presbytère.

🧭 En généalogie-Source

💡 Conseil généalogique : les Archives des Contributions Indirectes

Le dossier de nomination, de mutation ou de retraite d’un receveur buraliste se déniche dans les archives de l’administration qui le régissait, soit les Contributions Indirectes (série M- Administration générale- et économie) ou P aux AD 56).

Famille Le Maguet

FILIATION

Le Maguet Guillaume:

Ferme au Faoûet construite en 1815
Ferme au Faoûet construite en 1815

Un ancêtre commun avec mon cousin, notre arrière-arrière-grand-père, Le Maguet Guillaume (1815-1892).

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Acte de naissance

Guillaume est né le dimanche 8 mai 1815 à Pluméliau, canton de Pontivy. Son père, âgé de 27 ans, est cultivateur. Françoise Jegouzo, sa mère, est à peu près du même âge. Un des témoins est le père de Françoise.

Pluméliau est une ancienne commune du Morbihan. En 1806, il y a 3086 habitants. Le régime politique est la Restauration qui rassure les personnes appartenant à la Chouannerie. C’est donc une période calme lorsque Guillaume naît. Il sera l’aîné d’une fratrie de trois garçons.

À la chapelle de La Trinité, située à Bieuzy, fusionnée à Pluméliau depuis 2019, il y a une petite statue en bois (chêne ?) représentant saint Guillaume, datant de la première moitié du 17ᵉ siècle.

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Saint Guillaume à la chapelle de Bieuzy

À noter que ses parents, JP Le Maguet et Françoise Jégouzo, ont érigé une croix sur le chemin de Bodéhan en 1845, qui existe encore.

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Croix de chemin, près de Bodéhan (Pluméliau fusionnée en Pluméliau-Bieuzy en 2019)

🗂️ Frise historique — 1815 → 1892


📌 1815
Contexte : chute de Napoléon Iᵉʳ → début de la Restauration (Louis XVIII)


📌 1830 Révolution de Juillet
• Fin de la Restauration → début de la monarchie de Juillet (Louis-Philippe)


📌 1848 Révolution de février 1848
• Chute de Louis-Philippe
• Proclamation de la Deuxième République


📌 1852 Naissance du Second Empire
• Louis-Napoléon Bonaparte devient Napoléon III
• Retour à un régime très centralisé
• Les maires sont nommés, pas élus → rôle clé des préfets


📌 1859 — 1865Guillaume Le Maguet est maire de Pluméliau

. Nommé par le préfet du Morbihan
• Mandat dans un contexte d’ordre impérial et de contrôle préfectoral
• Pluméliau est alors un village rural important, avec une population très dispersée en hameaux
• Le maire est typiquement un notable local : cultivateur, propriétaire, homme de confiance du régime impérial


📌 1870 Chute du Second Empire → début de la Troisième République
• Guerre franco-prussienne
• Proclamation de la République le 4 septembre


📌 1871-1880 Démarrage de la Troisième République
• Lois républicaines, reprise progressive du pouvoir local par les élus
• Les maires sont enfin élus (loi municipale de 1882)


📌 1880–1890 Modernisation des communes
• École obligatoire (lois Ferry 1881-1882)
• Développement progressif des infrastructures rurales


🏘️Pluméliau

En 1840, les statistiques de Pluméliau font état de 2637 hectares de terres labourables, 325 hectares de bois, 13 de châtaigneraies, 124 de vergers et jardins, 9 hectares d’étangs et 5 de marais et 2867 de landes. Les chiffres évoluent au cours du temps vers davantage de terres cultivées et de pâtures, mais en 1963, il reste encore 1886 hectares de lande … La production est principalement céréalière : seigle, avoine et blé noir, ainsi que du chanvre, sans oublier une forte production cidricole, d’où le nombre de « granges », dénommées « caves », qui abritent le pressoir. Les prairies proches des rivières du Blavet et de l’Evel favorisent l’élevage des bovins dont le produit s’écoule dans les foires. Le cochon est plutôt réservé à l’usage domestique, jusqu’à ce qu’il devienne au 20ᵉ siècle la principale activité de Pluméliau. Le 18ᵉ siècle est représenté par 60 fermes ou maisons (12, 2 %). Site patrimoine.bzh
Il faudrait se déplacer aux archives départementales pour situer l’habitation de la famille.

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Plan cadastral 1829

🗂️Mariage

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À 21 ans, Guillaume se marie avec Perrine Guyot, fille de Cosme Guyot et Jeanne Le Maguet (?)

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1ère partie de l’acte de mariage

Deux laboureurs et un aubergiste sont enregistrés en qualité de témoins. Guillaume est laboureur et Perrine, cultivatrice. Ils habitent au bourg de Pluméliau, quartier ou autre, à Bojulant.

En 1835, le dictionnaire de l’Académie explique : le laboureur est « celui dont l’état est de labourer, de cultiver la terre », alors que le cultivateur « cultive la terre, ou… exploite une terre, un domaine ».

Le laboureur est le plus souvent un paysan qui possède sa parcelle et exploite plusieurs hectares. Il a un cheval ou des bœufs et une charrue qui lui permettent de retourner la terre et d’effectuer tous les travaux de labourage.

Le cultivateur désigne celui qui cultive la terre, d’ordinaire pour le compte d’un propriétaire.

Le terme apparaît dans les actes, vers le milieu du XVIIIᵉ siècle et petit à petit va supplanter celui de laboureur. Site Geneanet. Org

🗂️Enfants

Le 19 mars 1842, naît leur fils Jean-François. Les deux témoins sont laboureurs dont le premier est le père de Guillaume. Jean-François est le père d’Ulrich-André, le grand-père de mon cousin.

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Acte de naissance de Jean-François

À noter, l’élégance de la signature de Guillaume.


Marie-Louise Le Maguet, leur second enfant, naît le 18 mars 1844 à Pluméliau.

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Acte de naissance de Marie- Louise


Seulement cinq ans plus tard, Perrine, la femme de Guillaume, décède le 23 avril 1847 au bourg.

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Acte de décès de Perrine

Guillaume se remariera avec Mathurine Guillouzo le 5 février 1849 toujours à Pluméliau.

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2nd acte de mariage de Guillaume

À la fin de l’acte, les signatures :

De leur couple, naît deux enfants

– Marie-Julitte Le Maguet

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Acte de naissance de Marie-Louise

Elle naît le 20 août 18 toujours à Pluméliau.
– Yves Marie Le Maguet naît le 9 avril 1855, mon arrière-grand-père.

🏘️ Pluméliau en 1859 : comment devient-on maire ?

En 1859, Pluméliau est une commune rurale du Morbihan (environ 3 500 habitants à l’époque si on inclut les hameaux, mais administrativement elle est considérée comme commune rurale).

✔️ 1. Les habitants élisent le conseil municipal

  • Électeurs : seuls les hommes payant l’impôt.
  • Le vote est rare, surveillé, et très contrôlé par l’administration impériale.

✔️ 2. Le maire n’est pas élu

Dans une commune comme Pluméliau en 1859 :
👉 Le préfet du Morbihan choisit le maire parmi les conseillers municipaux.
👉 Le ministre de l’Intérieur valide cette nomination.

Le conseil municipal n’a pas son mot à dire dans l’élection du maire.

✔️ 3. Quel type de personne devient maire ?

Pour Pluméliau, comme dans la majorité des villages ruraux du Morbihan à cette époque, le maire est généralement :

  • un propriétaire foncier ou un agriculteur notable,
  • quelqu’un d’instruit (sait tenir les registres),
  • un homme politiquement modéré et loyal au régime impérial,
  • parfois un ancien militaire ou un notable local.

✔️ 4. Rôle très important du préfet

  • Il peut nommer, révoquer, remplacer un maire à tout moment.
  • Il surveille les délibérations du conseil, les budgets et les décisions.

Dans un département très pratiquant et conservateur comme le Morbihan, les préfets recherchent des maires « sûrs », proches de l’Église et de l’ordre impérial.


🗂️ Guillaume est Maire de Pluméliau de 1859 à 1865

✔️Guillaume Le Maguet a 44 ans lorsqu’il commence son mandat de maire.
✔️ Pour consulter les délibérations du conseil municipal pendant son mandat, se rendre en salle de lecture pour découvrir la cote des archives : 3 ES 173/2 – Registres municipaux de Pluméliau.
✔️ Voici un acte d’état civil signé de sa main :

En 1886, la famille habite toujours au Bojulant, un quartier de Pluméliau.

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Guillaume décède le 2 avril 1892, évidemment à Pluméliau.

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Acte de décès de Guillaume

Ce que nous apprend cet acte : les déclarants sont son fils, Jean-François et son gendre, Jean-Louis Le Strat.

🧭 En généalogie, source

Site patrimoine.bzh

Site Geneanet. Org

💡 Conseil généalogique : Si un des ancêtres a eu un mandat de maire, demander aux archives municipales ou départementales, à découvrir les registres de délibérations du conseil municipal.

Famille Le Maguet

FILIATION

Théodore Le Maguet:

Théodore Jean-Marie Le Maguet (dit Théo Le Maguet) fut un chanteur breton qui eut sa renommée à partir des années 50.

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Théo Le Maguet et ses chanteurs en 1973, lors de la kermesse de l’école ND du Sacré-Coeur – Photo JC Bellec.

Selon le blog AR VOUSTOER, Théo découvre dans le grenier familial un accordéon qui va déterminer toute sa carrière. Il reste cinq ans comme commis de ferme à partir de 13 ans. Paris l’accueille à dix-huit comme terrassier. En suivant des cours du soir, il devient secrétaire à la mairie de Levallois-Perret, puis rédacteur. Ses week-ends, il les passe à chanter dans les fêtes organisées par les bretons de Paris.

À quarante-neuf ans, il est repéré par la maison de disques Festival. Treize disques suivront.

Dans les années 60, Théo crée un bagad « Avel-A-Benn » en 1954 à Saint-Denis et il participe aussi au tournage de deux films, dans lesquels il a un petit rôle. Il est ordonné barde par les druides, dans la forêt de Paimpont. Il meurt à 79 ans et est enterré dans le cimetière de Moustoir-Remungol.

Recherche d’ancêtres communs

Mon cousin éloigné m’avait alertée en me signalant que nos familles devaient avoir un lien de parenté.

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À partir de la réception de son acte de naissance, j’ai pu remonter sa généalogie. Et je peux désormais affirmer qu’il n’y a pas de lien direct entre nos deux familles. Ainsi, son arrière-arrière-grand-père s’appelle bien Guillaume Le Maguet, né à Pluméliau, comme le mien. Néanmoins, les dates sont différentes. Son Guillaume Le Maguet est né le 22 janvier 1706. Le mien est né le 7 mai 1815. Un siècle d’écart.

Commune de Pluméliau au XVIIIè siècle

Le point commun reste la commune de Pluméliau dans le Morbihan. Après, son aïeul a installé sa famille à Naizin, à quelques vingt-cinq kilomètres à l’est.

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D’azur à l’épée haute d’argent garnie d’or, accompagnée de sept roses d’or aboutées et ordonnées en cercle et brochant sur la lame.

Pluméliau, juste avant la Révolution, dispose d’une école privée qui reçoit une cinquantaine d’élèves avec deux maîtres. On n’y enseignait qu’à lire et à écrire. La Révolution a eu des difficultés à s’imposer avec une population et des prêtres réfractaires. Après la Révolution, le nombre d’habitants est sensiblement le même qu’aujourd’hui. En 2016, 3 624 étaient recensés.

Les deux familles ont dû se croiser et même certainement devenir cousines à la mode de Bretagne.

Sources

Blog AR VOUSTOER

🧭 En généalogie, chaque personne compte !

💡 Conseil généalogique : Prendre le temps de faire l’arbre généalogique des différents protagonistes.

Famille Le Maguet

FILIATION

Que représentait une dot de 1 800 francs en 1888 ?

Dans les archives familiales, certains détails révèlent bien plus qu’il n’y paraît. En 1888, une de mes ancêtres, vivant à Pontivy dans le Morbihan, apportait une dot de 1 800 francs lors de son mariage. Que signifiait cette somme à l’époque ? Était-ce beaucoup ? Suffisant ? Que permettait-elle réellement ?

Une dot modeste, mais solide pour une famille bretonne

À la fin du XIXe siècle, Pontivy était une ville administrative et commerciale entourée d’un monde profondément rural, fait de petites exploitations agricoles et d’artisanat local. Dans ce contexte, 1 800 francs représentaient une somme sérieuse mais modeste, probablement le fruit de plusieurs années d’économies.

C’était l’équivalent d’un an de salaire d’un ouvrier qualifié, ou plusieurs mois de revenu pour un petit artisan ou fonctionnaire. Ce n’était pas une grande fortune, mais ce n’était pas négligeable non plus.

Ce que cette somme permettait à Pontivy en 1888

Dans le Morbihan de l’époque, on pouvait acheter :

  • Plusieurs hectares de terre agricole (jusqu’à 5 selon la qualité du sol).
  • Une ou deux vaches laitières, essentielles dans une économie paysanne.
  • Le mobilier complet d’un foyer (lit, table, vaisselle, armoire).
  • Un trousseau de linge et vêtements pour la mariée.
  • Éventuellement, un petit fonds de commerce ou de matériel artisanal, si le couple exerçait un métier manuel.

À Pontivy, chef-lieu de sous-préfecture, cette dot aurait donc suffi à lancer modestement un couple dans la vie active — que ce soit en milieu rural ou dans un petit atelier ou commerce urbain.

Une dot à la mesure d’un foyer modeste

Une dot de cette taille indique que la famille n’était ni riche ni indigente : plutôt issue de la petite paysannerie, de l’artisanat ou du petit commerce local. Elle montre une volonté claire de donner à la mariée les moyens d’une installation stable, sans faste, mais avec une base solide.

C’est bien différent des dots bourgeoises (souvent de 10 000 francs et plus) qui servaient à asseoir un statut social. Ici, il s’agissait avant tout de pragmatisme : donner un coup de pouce au jeune ménage pour s’installer et vivre dignement.

Source

Le contrat de mariage entre Jean-François LE MAGUET et Marie-Hélène JOUAN est établi le 15
février 1888 devant notaire.

🧭 En généalogie, chaque dot raconte une stratégie familiale

Les mentions de dot dans les actes de mariage ou notariés sont bien plus que des chiffres : ce sont des reflets économiques et sociaux précieux. Dans un lieu comme Pontivy en 1888, cela permet de comprendre :

  • le niveau de vie de la famille,
  • leur réseau local (rural ou urbain),
  • et les ambitions ou prudences familiales vis-à-vis du mariage.

💡 Conseil généalogique : Si vous trouvez la trace d’une dot dans les registres, cherchez aussi les actes notariés ou inventaires après décès : ils éclairent les possessions réelles et les choix économiques de vos ancêtres.

Famille Le Maguet

FILIATION

Léon Salem, a-t-il vraiment étudié à l’Alliance Israélite Universelle ?

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Léon Salem, né le 17 avril 1883 à Salonique, alors dans l’Empire ottoman, est le point de départ de cette recherche. Fils de Jacob et Nehama Esther, il a mené une vie marquée par les bouleversements du XXe siècle, qui l’ont finalement conduit de Salonique à Paris. Bien qu’il ait exercé la profession de «commissaire en marchandises», il est plus largement connu sous son nom de scène, Lionel Salem, une identité qu’il a adoptée pour sa carrière d’acteur en France à partir des années 1920. Son parcours s’est achevé lors de la Shoah, avec sa déportation et son décès à Auschwitz le 3 octobre 1942. Son nom figure sur le Mur des Noms du Mémorial de la Shoah à Paris, ce qui ancre sa biographie personnelle dans un contexte historique de grande importance.

Le fait qu’il ait fait carrière en France en tant qu’acteur et qu’il ait travaillé dans le commerce international suggère un parcours éducatif qui a valorisé l’enseignement de type occidental et la maîtrise de la langue française. Une telle éducation aurait été cruciale pour sa transition réussie d’une ville portuaire ottomane en Macédoine à un centre culturel européen. Sa biographie souligne un lien profond entre son histoire personnelle et les forces géopolitiques et culturelles de son temps.

Alliance Israélite Universelle (AIU)

L’Alliance Israélite Universelle a été fondée en 1860 et est rapidement devenue une force majeure pour la modernisation et la promotion de la culture juive en Méditerranée et dans les Balkans. Les historiens reconnaissent que son réseau d’écoles, qui s’est considérablement développé entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle, a servi de vecteur d’émancipation et d’intégration culturelle pour les communautés juives de la diaspora, y compris celle de Salonique.

Le français était la langue d’enseignement, et les écoles de l’AIU sont devenues des bastions de l’influence française. Le parcours de vie de Léon Salem — sa maîtrise du français, sa carrière en France et son rôle en tant qu’acteur — s’accorde logiquement avec le profil d’un ancien élève de l’AIU. La recherche doit donc être centrée sur la découverte d’un document qui viendrait confirmer cette hypothèse.

La « course à l’éducation » dans l’Empire ottoman

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Comprendre le contexte éducatif de Salonique à la fin du XIXe siècle est essentiel pour cette recherche. Le système des millets de l’Empire ottoman confiait l’éducation à chaque groupe religieux, ce qui a encouragé une forte concurrence entre les institutions. Cette dynamique a donné lieu à une véritable «course à l’éducation» entre les puissances européennes, qui cherchaient à étendre leur influence culturelle et politique via la création d’écoles. Les institutions françaises, italiennes, grecques et bulgares se sont livrées une compétition acharnée pour attirer les étudiants et modeler la prochaine génération.  

Autres institutions françaises et grecques

Le paysage éducatif salonicien offrait d’autres options. Les Frères des Écoles Chrétiennes, une congrégation religieuse française, ont ouvert une école à Salonique en 1888. Cette date est particulièrement pertinente, car Léon aurait eu 5 ans, l’âge parfait pour commencer sa scolarité. Les archives des Frères sont disponibles à leur siège à Rome, ainsi que dans les archives de leur district au Québec. Bien que la probabilité d’y trouver une trace de la scolarité d’un enfant d’une famille juive éminente soit peut-être moindre que dans les archives de l’AIU ou des institutions italiennes, cette piste ne doit pas être écartée. Des écoles grecques existaient également à l’époque, et leurs archives, qui se trouvent notamment à l’Université Aristote de Thessalonique, pourraient contenir des informations pertinentes sur le système éducatif de la ville à l’époque.

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Cercle de Généalogie Juive (CGJ)

Le CGJ, en collaboration et avec l’accord de l’AIU, a entrepris un vaste travail d’indexation de ses archives historiques couvrant la période de 1860 à 1940. Ce partenariat a permis de transformer une vaste collection de documents d’archives en une ressource généalogique et historique précieuse, accessible à tous.

Salem Leon, a-t-il vraiment étudié à l’Alliance Israélite Universelle ?

En janvier 1910, l’école Moïse ALLATINI enregistre un paiement de 0,50 de M. Salem de Constantinople de 0,50 et même un paiement de Nehama Jacob, le grand-père de Léon. Toujours la même année, un document atteste du départ d’un certain Emmanuel Salem, qui semble être entrer au comité de gestion le 22 janvier 1897.

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Aucune liste des élèves présents n’est disponible. Seulement, un faiceau d’indices semble prouver que Léon Salem a nien fait ses études à l’AUI et même à l’école Allatini.

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Cette école de garçons est inaugurée le 26 décembre 1888 et était l’école de l’Alliance Israélite Universelle de Salonique. Elle se trouvait sur la rue de Vardar, et a ensuite été déplacée sur la rue de P. P. Germanos. L’édifice a été endommagé lors du grand incendie de 1917.

Qui était Moïse ALLATINI ?

Moïse Allatini (1809-1882) était un entrepreneur juif originaire de Salonique. Il est surtout connu pour les raisons suivantes :

  • Industriel prospère : Il a fait fortune dans l’industrie de la minoterie en fondant la société familiale Allatini, qui est devenue la plus grande du genre dans les Balkans au début du 20ème siècle. Il est parfois surnommé le « Rothschild de Salonique » en raison de sa réussite financière et de son influence.
  • Fondateur d’écoles : Il a également joué un rôle clé dans la création de la première école de l’Alliance Israélite Universelle à Salonique, qui a porté son nom.
  • Famille influente : Les descendants de la famille Allatini ont eu une influence notable dans les domaines des affaires, des arts et de la politique en Europe, avec des liens de parenté avec des familles comme les Dassault et les Bloch.

Source

Famille de Salonique

FILIATION

Guillaume Le Maguet

Notre ancêtre commun, arrière-arrière-grand-père

G uillaume est né le dimanche 8 mai 1815 à Plumeliau, canton de Pontivy. Son père, âgé de 27 ans, est cultivateur. Françoise Jegouzo, sa mère, est à peu près du même âge. Un des témoins est le père de Françoise.

Pluméliau est une ancienne commune du Morbihan; En 1806, il y a 3086 habitants. Le régime politique est la Restauration qui rassure les personnes appartenant à la Chouannerie. C’est donc une période calme lorsque Guillaume naît. Il sera l’aîné d’une fratrie de trois garçons.

À la chapelle de La Trinité, située à Bieuzy, fusionnée à Pluméliau depuis 2019, il y a une petite statue en bois (chêne?) représentant Saint-Guillaume, datant de la première moitié du 17è siècle.

À noter que ses parents, JP Le Maguet et Françoise Jégouzo, ont érigé une croix sur le chemin de Bodéhan en 1845, qui existe encore.

En 1840, les statistiques de Pluméliau font état de 2637 hectares de terres labourables, 325 hectares de bois, 13 de châtaigneraies, 124 de vergers et jardins, 9 hectares d´étangs et 5 de marais et 2867 de landes. Les chiffres évoluent au cours du temps vers davantage de terres cultivées et de pâtures, mais en 1963, il reste encore 1886 hectares de lande … La production est principalement céréalière, seigle, avoine et blé noir, ainsi que du chanvre, sans oublier une forte production cidricole, d’où le nombre de « granges », dénommées « caves » qui abritent le pressoir. Les prairies proches des rivières du Blavet et de l’Evel favorisent l´élevage des bovins dont le produit s´écoule dans les foires. Le cochon est plutôt réservé à l´usage domestique, jusqu´à ce qu´il devienne au 20e siècle la principale activité de Pluméliau. Le 18e siècle est représenté par 60 fermes ou maisons (12, 2 %). Site patrimoine.bzh

Bonjour tout le monde !

Ce blog est né de la question qui occupent tous généalogistes amateurs :

Comment faire partager sa passion pour, par exemple, Elisabeth Isabeau R. ?

Elle est née le 8 octobre 1691, 264 années avant moi, qui a passé toute sa vie à Désaignes en Ardèche. Elle s’est marié avec Jean-Jacques, le laboureur qui travaillait à la ferme, le 28 mai 1711. Elle a eu 6 enfants (dont deux filles).

Elle habitait avec ses parents au lieu dit Chantepoule. Sûrement qu’il devait y avoir des poules autour !

La date de son décès n’est pas connue…pas encore.

Comment retrouver et utiliser mes recherches ?

Impossible de chercher dans les fichiers de mon ordi ! Même moi je m’y perd …

…Dans mes cahiers

Dans mes porte-vues

Dans ma documentation (Attention, liste non exhaustive ! )

Dans les abonnements aux différentes archives visitées

Alors, l’idée de ce blog est né ! Fallait-il le rendre privé …

Précautions complétement inutiles lorsque je mettrais à jour les ascendants à plus de dix générations d’un grand-père d’une des branches sur laquelle j’ai travaillé. 🙂

Maintenant quelques précisions,

Un principe est à retenir en généalogie : ça évolue tout le temps ! De plus, on peut un jour dire le contraire de ce qu’on avait affirmé, un document venant renverser l’intuition qu’on avait émise.

En voici, d’autres :

La généalogie s’arrête quand on arrête de s’y pencher !

Rien n’est assuré pour l’éternité.

Des documents entassés dans un coin aux archives sont lus chaque jour et viennent compléter la connaissance d’une situation.

Etc…

Ce blog est une version non payante de WordPress, là où vagabondageautourdesoi.com sévit. Donc, il y aura des pubs, des photos qui mettront du temps à charger, des document limités, etc…

Aussi, compréhension 🙂

Excuses demandées aussi pour les fautes, les erreurs de syntaxe, la lourdeur du style, etc…

8 octobre 2022