Le Maguet Jean-François (1842-1894) – De Pluméliau à Locminé

genealogiefamille

Le 19 mars 1842, naît le premier fils de Guillaume Le Maguet et de Perrine Guyot, Jean-François. Les deux témoins sont laboureurs dont le premier est le père de Guillaume. Jean-François (1842-1894) est le père d’Ulrich-André, le grand-père de mon cousin.

genealogiefamille

À 22 ans, Jean-François est cultivateur selon l’acte de mariage de Jean-Louis Le Strat et Marie-Louise Le Maguet, sa sœur, en février 1865, (Pluméliau), Pluméliau-Bieuzy, Morbihan.

genealogiefamille
Chapelle Saint-Nicodème, commune de Pluméliau (56).

À 27 ans, il est toujours cultivateur selon l’acte de naissance de Marie-Anne Le Maguet, en février 1870, à Moustoir-Remungol.

À 28 ans, il est toujours cultivateur selon l’acte de décès de Jacques Clèquin, en mars 1870, (Moustoir-Remungol).

À 36 ans, il est encore cultivateur selon l’acte de décès de Georges Le Strat, en avril 1878, (Moustoir-Remungol).

À 44 ans, il est receveur buraliste selon l’acte de décès de Mathurine Cléquin, en janvier 1887, Pontivy.


🗂️Devenir buraliste en 1880

Le receveur buraliste est une personne préposée à un bureau de paiement, de distribution, de recette. C’est un agent subalterne des contributions. J’ai demandé aux archives départementales mon dossier. Je doute d’un retour !

En 1880, la vente du tabac est un monopole d’État en France, gérée par l’administration des Contributions indirectes. Le métier de buraliste-receveur (ou plus communément appelé débitant de tabac à l’époque) n’était pas une activité de commerce libre, mais une fonction publique concédée.

1. Le statut de gérant Concessionnaire – Le buraliste n’était pas propriétaire de son stock de tabac (qui appartenait à l’État), mais un gérant concessionnaire (souvent appelé « titulaire de débit » ou « receveur buraliste ») nommé par l’Administration.

2. Procédure de nomination (décret de 1873) La nomination était strictement réglementée, notamment par un décret important du 28 novembre 1873 (modifié ensuite en 1884).

  • Candidature et classement :la demande devait être adressée au ministre des Finances (via l’administration des Contributions indirectes). Les candidatures étaient classées selon des catégories bien définies pour garantir l’équité et lutter contre l’arbitraire.
  • Profil privilégié : le poste, considéré comme assez rémunérateur, était généralement confié à des personnes jugées méritantes par l’État. Celles-ci incluaient :
    • Anciens militaires (des sous-officiers ou brigadiers à la retraite).
    • Leurs femmes ou veuves.
    • D’anciens fonctionnaires.
    • Des personnes ayant accompli des actes de courage ou de dévouement dans un intérêt public.
  • Conditions de moralité : le candidat devait absolument :
    • Être de nationalité française (ou, du moins, la nationalité était implicite par l’appartenance à l’administration pour les titulaires).
    • Jouir de ses droits civiques.
    • Avoir une bonne moralité et une probité irréprochable (un casier judiciaire vierge était impératif). L’autorité municipale (le maire) attestait de cette bonne moralité, de la situation familiale et des moyens de subsistance du pétitionnaire.

3. Les différences de Rémunération – Il existait deux types de personnes concernées dans la vente : titulaire du débit (le buraliste receveur nommé, qui touchait une redevance fixe de l’État). Le gérant (celui qui exploitait le commerce au quotidien, généralement le titulaire lui-même, qui percevait les bénéfices réels de la vente). En 1880, le poste était une concession de service public et non une simple ouverture de commerce. C’était un moyen pour l’État de récompenser le service rendu à la nation ou de pourvoir aux besoins de familles méritantes.

Il se marie avec Mathurine Cleguin. Leur date de mariage n’est pas encore trouvée.

🗂️Fonder une famille


Voici l’acte de naissance de Mathurine, sa première femme :

genealogiefamille

Il se marie avec Mathurine Cleguin. Leur date de mariage n’est pas encore trouvée. Ils auront deux enfants.


Jean-François Mathurin Le Maguet, fils de Jean-François
Il naît le 10 mai 1874.

genealogiefamille


En octobre 1907, il réside à Locminé, 56117, Morbihan, et devient préposé d’octroi. Celui-ci était le receveur assermenté. En 1907, le préposé d’octroi était l’agent en uniforme posté à la porte de la ville pour percevoir les taxes municipales sur les produits entrants,

🗂️Le préposé d’octroi était l’employé assermenté chargé de :

  • Contrôler les charrettes, les voitures et les personnes traversant les barrières d’octroi (les limites physiques de la taxation de la ville).
  • Évaluer les marchandises et percevoir la taxe correspondante selon le tarif municipal en vigueur.
  • Lutter contre la fraude (la contrebande), qui consistait à introduire des marchandises dans la ville sans payer l’impôt.

Ces versements assuraient ainsi une source de revenus essentielle pour le budget de la commune (financement des hospices, des secours à domicile, des infrastructures, etc.). C’est la réforme fiscale de 1948 qui abolit irrévocablement les octrois.

genealogiefamille
Fiche matricule

Ce que nous apprend sa fiche matricule : Il est déjà commis de perception. Ses cheveux sont roux et ses yeux sont gris et mesure 1,66 m. Tout d’abord dispensé pour aîné d’orphelins, il est incorporé dans un régiment d’infanterie en 1895 comme soldat seconde classe. Il en sortira avec un certificat de bonne conduite.

Ses deux parents sont décédés lors de son incorporation.


Jean-François Mathurin se marie le 17 mai 1897 à Locminé avec Marie Julienne Mezo, qui se dit aubergiste et semble avoir hérité de ses parents, déclarés cabaretier. (voir son acte de naissance)

genealogiefamille
Nizon, Finistère un mariage bas-breton
genealogiefamille
Acte de mariage
genealogiefamille
Acte de naissance de Marie Julienne Mezo


Joseph-Marie Le Maguet, fils de Jean-François


Il naît le 20 janvier 1878 à Moustoir-Remungol, second garçon de Jean-François et Mathurine

genealogiefamille
Acte de naissance de Joseph-Marie
genealogiefamille
Extrait de la fiche matricule de Joseph Marie


Ce que nous apprend sa fiche matricule : il est mécanicien. Il est blond aux yeux bleus et mesure 1m 70. Après incorporation, il est réformé pour faiblesse générale et palpitations.

Il se marie le 7 octobre 1907 à Locminé avec Cécile Marie Louise Guillo (née le 25 nov. 1884 Theix, 56251 – décédée le 29 septembre 1923 à Locminé, à l’âge de 38 ans ). Lui était serrurier et elle, commerçante. Joseph et Cécile eurent trois enfants :

– Jean Le Maguet (né le 9 juillet 1908 – Locminé – Décédé le 30 août 1910 – Locminé, à l’âge de 2 ans)

– Cécile Marie Le Maguet (née le 12 juin 1910 – Locminé- Décédée le 17 avril 1941 – Josselin, à l’âge de 30 ans)

– Jean-Marie Antoine Le Maguet (né le 12 mars 1913 – Locminé – Décédé le 15 janvier 1917 – Locminé, à l’âge de 3 ans)

Joseph-Marie est décédé le 15 septembre 1918 – Locminé, à l’âge de 40 ans.

Mathurine décède le 4 janvier 1887 à Pontivy. Jean-François se remarie avec Marie-Julienne Jouan née le 24 novembre 1952 à Mur-de-Bretagne.

genealogiefamille
Chapelle Saint-Nicodème de Pluméliau (Morbihan, France), maison accolée au presbytère.

🧭 En généalogie-Source

💡 Conseil généalogique : les Archives des Contributions Indirectes

Le dossier de nomination, de mutation ou de retraite d’un receveur buraliste se déniche dans les archives de l’administration qui le régissait, soit les Contributions Indirectes (série M- Administration générale- et économie) ou P aux AD 56).

Famille Le Maguet

FILIATION

Laisser un commentaire